Au Laos, on mange de tout

Enfin, quand même pas… je suppose…

En tout cas, voilà quelques photos d’aliments plus ou moins insolites que ma mère avait ramené avec elle dans ses bagages lors de son voyage. Elle a pris ces photos quelque part entre Vang Vieng et Vientiane au Laos.

Du serpent

Des vers à soie

D’autres « bestioles »…

Mais on trouve également des aliments « exotiques » plus « conventionnels »…

Ce qui me questionne, c’est : pourquoi est-ce que certains peuvent nous sembler « dégoûtants » au prime abord alors que d’autres auraient plutôt tendance à nous faire rêver ?

Question de culture, sans doute. Il est tout de même dommage de classer les aliments en différentes catégories et de les juger… ainsi que de juger les goûts et les choix alimentaires de chacun !

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Un produit de la ruche méconnu : le couvain

La première fois que j’ai goûté au couvain, je n’avais encore jamais vraiment mangé d’insectes en conscience, et je dois dire que j’ai eu une légère appréhension à l’idée de manger des larves d’abeilles !

En effet, le couvain se définit comme l’ensemble des œufs, larves et nymphes abrités dans les alvéoles fabriquées par les ouvrières. La chambre à couvain se trouvé généralement dans les caisses inférieures de la ruche. Certaines de ces alvéoles contiennent également du pollen, du nectar ou du miel, servant à nourrir les larves.

Le couvain se conserve au frais.

Alors, quel goût a le couvain ? Pour moi, il a un goût très crémeux évoquant un peu le yaourt, mais bien sûr en bien différent… et meilleur !

J’ai aussi goûté du couvain où les « bébés abeilles » avaient déjà la forme des abeilles, c’est beaucoup moins crémeux mais, à mon goût, encore meilleur, surtout que celui que j’ai mangé contenait du nectar.

Par contre, j’ai goûté ce week-end du miel en rayon contenant quelques larves en son centre, donc ce couvain contenait du miel et je dois dire que le « couvain au miel » est… wahou !

 

En faisant quelques recherches sur internet, j’ai vu qu’il existait même un élixir au couvain. Mais le couvain tel quel a les mêmes vertus, sinon plus, coûte moins cher, est meilleur et plus nourrissant, et c’est la forme sous laquelle l’offre la nature !

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Rencontres crues 2012

Quand le temps se fait clément, les « mange cru » en profitent pour se rencontrer autour de temps ludique, de partage et de convivialité.

C’est l’occasion d’échanger sur cette forme d’alimentation, d’affermir sa pratique si besoin est, et de retrouver tous ses amis mangeant cru !

Tout d’abord, Cyrille, jeune crudivore, propose d’organiser quelques journées de randonnées/cueillette sauvage dès cet été ou avant.

Cela sera gratuit, il faudra prévoir d’emporter le nécessaire pour dormir et vadrouiller. Aucune nourriture n’est à emporter, l’idée étant de se nourrir de ce que la nature a à offrir, guidé par ses sens.

Pour préparer cela avec lui et pour toute information, le contacter : perrin.cyrille.90@gmail.com

Du vendredi 15 juin 17h au dimanche 17 juin même heure, un rassemblement est organisé à Pallière, dans les Cévennes, pour les personnes mangeant cru et non mélangé (100% brut !).

Sur place, un terrain est disponible pour camper (participation de 10 euros) et aussi pour servir de terrain de jeu, ou bien il est possible de dormir en gîte à proximité (34 euros). Le gîte dispose d’une salle de ping pong et baby-foot.

Au programme, des sorties (grotte, bambouseraie, petit train, mines, accrobranche, aquarium) et des balades (notamment autour des dolmens).

Ravitaillement/vente de produits de toute première qualité sur place, avec possibilité de commander du durian.

Contact et réservation : alain.baro@nagra.com

 

Ce n’est pas brut, mais une cure de jus frais et crus est proposée dans un cadre montagnard de toute beauté à l’occasion du solstice d’été.

Au menu : des jus, des jus et des jus.

Au programme : une séance de Qi Gong chaque jour, des promenades et moments de découverte des plantes sauvages, des soins énergétiques et non-thérapeutiques (Shiatsu, massage, etc.), des conférences sur l’alimentation et temps de partage, le tout dans un gîte chaleureux.

Cette cure aura lieu dans les Hautes-Alpes, du 18 juin au 22 juin.

Tarif : 350 euros, hébergement, alimentation et animations comprises. 300 euros pour les petits budgets. Possibilité de paiement en plusieurs fois.

Contact et réservation : maximumsante@gmail.com – 06 18 80 76 21.

Cet été, aura lieu à nouveau le rassemblement national des « Vacances crues ».

Au lieu de une semaine habituelle, il y aura possibilité de rester deux semaines consécutives, du 28 juillet au 11 août.

Autre nouveauté : l’accès à un circuit accrobranche avec animateur.

L’hébergement se fait en camping ou en chalet (il reste des places disponibles uniquement la deuxième semaine), ou encore en chambre d’hôtes, à proximité.

De la vente d’aliments crus de toute première qualité et de toutes provenances sera assurée. Des tables abritées (ou pas) seront installées, créant un cadre propice aux discussions. Les repas se font avec des aliments crus non mélangés.

Diverses animations et activités sont habituellement proposées.

Les vacances ont lieu dans le Jura, dans un camping doté d’un lac en son centre.

Attention aux dates limites de réservation !

Le formulaire d’inscription en format « .pdf » à télécharger ci-dessous :

Vacances crues 2012

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L’expérience de la cueillette à l’état pur

Bertrand, notre ami crudivore, organise régulièrement des cueillettes itinérantes de plusieurs jours en immersion dans la nature pour apprendre à se nourrir de ce que la nature a à offrir, qu’il appelle également « expériences gastrosophiques ».

Il partage avec nous sa dernière aventure, en novembre dernier, en Italie :

LUNDI 14 / 11 :

Après bien des péripéties, nous décollons enfin de La Penne : Julie, Phil, Bert, Clotilde et Ten Shao entament la première partie de ce passionnant périple. Nous partons plein Est vers Ascros dans le but de rejoindre Menton en une bonne semaine.

Au rendez-vous, petites poires sauvages blettes et délicieuses, cormes (ou sorbes), cynorhodons, quelques noix, mures de ronce sèches et un soleil radieux !

Première nuit sur un petit col (col de l’Ail) sympa et loin de toute route, situé entre Ascros et Toudon ; le « groupe » se disperse largement sur l’espace généreux. Phil est sous bâche, Julie a monté sa tente, Clotilde se la joue « sauvage » en sac de couchage avec un sursac, elle est néanmoins équipée d’un voluptueux matelas gonflant du meilleur effet !

Ten et Bert se sont abrités sous la tente « collective », prévue pour accueillir le groupe en début de soirée (c’est qu’elles sont longues, à partir de 18h !)

Au mâtin, les bouteilles d’eau ayant dormi dehors sont gelées, et certains pieds aussi…

 MARDI 15 / 11 :

Lever de soleil grandiose…

Nous nous dérouillons avec l’exercice des « 5 tibétains » et repartons après un bon déjeuner de poires blettes. En découvrant les avantages du blettissement, certains d’entre nous abandonnent goulûment l’appréhension culturelle qu’il leur restait.

Nous découvrons le long du chemin vers Toudon la chapelle de la sainte Baume, une chapelle encastrée dans la roche face au sud ; la porte est ouverte et nous notons qu’en cas de pluie, ce lieu pourrait servir d’abri pour une nuit. Nous alternons route goudronnée et chemin de randonnée, toujours en plein soleil.

Au menu : toujours des sorbes, des poires, pommes, ainsi qu’une mine bienvenue de gesse, une verdure douce au goût de petit pois.

Nous dormons sous le mont Vial en surplombant Revest les Roches et Tourette du Château à plus de 1000m d’altitude. Au moment d’aller se coucher, les duvets des dormeurs à la belle étoile sont déjà tout blancs et craquants, brrrhhh… Ça aura été la nuit la plus froide avec un bon givre au petit matin. Heureusement le soleil est vite revenu réchauffer notre équipe.

 MERCREDI 16 / 11 :

Nous rejoignons le village de Tourette du Château pour nous réapprovisionner en eau. Le but étant de rejoindre ce jour Gilette, où nous étions supposés retrouver Yari à la mi journée.

Nous traçons à travers bois de chênes verts et oliviers, un peu en « hors pistes », parfois : paysages grandioses, lumières…. et déflagrations de fusils de chasse. Nous avons trouvé plein de bonnes choses comme poires, pommes, cormes, raisins « framboisés » , alises, verdures « sauvages »…mais aussi une foultitude de propriétés privées (de bon sens) âprement « défendues » par des chiens tous plus bruyants les uns que les autres…

Heureusement, Bert avait eu la généreuse idée d’amener avec lui un petit accordéon « de voyage » qu’il a entrepris de « débourrer » (il était neuf!) en nous jouant, de temps à autre, quelques airs pour nous « lisser les neurones » et ça, c’était un vrai plus !

Nous arrivons à Gilette vers 13h00 et attendons vainement Yari là, quelques heures au soleil, à l’abri du vent dans un petit jardin d’enfant où nous faisons sécher nos tentes et sac de couchage.

En fin d’après midi, nous reprenons la route par un petit sentier qui redescend vers la plaine du Var.

Nous mangeons nos premières olives séchées au sol, à nouveau des sorbes et plantons la tente au soleil couchant dans un endroit un peu trop humide à notre goût.

JEUDI 17 / 11 :

Nous longeons le Var et découvrons notre premier plaqueminier de la « tournée ». Ten Shao a commencé à grimper dans l’arbre puis a été relayé par Bert et Philippe, c’est une régalade générale, sauf pour Julie qui n’apprécie pas trop les kakis !

Nous rejoignons ensuite la Roquette sur Var à travers de vieux chemins un peu abandonnés où nous glanons des herbes sauvages : mauve, pissenlits, mais aussi olives, et nos premières arbouses . Parmi les herbes dont nous ne connaissions pas le nom, nous découvrons ce que nous nommons spontanément par défaut « queue de requin » et qui s’avère être l’Hyoséride radiée, qui nous nourrira tout au long de ce périple, cette plante étant très fréquente dans la zone de l’olivier.

Nous rejoignons des zones de maquis remplis de cistes sur les hauteurs de la Roquette…

En cette fin de journée, nous nous sommes retrouvés à traverser une vallée profonde. Nous sommes tombés sur un homme qui ne voulait pas que nous passions par un chemin descendant (qui était pourtant sur la carte), dont il prétendait qu’il était privé et dangereux, en affirmant que nous ne pourrions de toute façon pas remonter en face.

Et ben SI ! Clotilde a réussi, avec beaucoup de fine diplomatie, à éconduire ce manant et nous avons poursuivi vers l’épreuve qui nous attendait.

C’était un peu chaud en effet, mais le chemin « soit disant disparu » était bel et bien là, très pentu et parfois en mauvais état. Julie n’était pas en bonne condition pour ce genre de trip, mais nous y sommes finalement arrivés, joyeux et fourbus, tous ensemble. Et très courageux, les garçons ont arrosé l’arrivée d’une petite douche glaciale ! Ce fut sans doute un des événements qui a « soudé » ce primo-groupe.

Et si le susdit manant avait tenté de garder pour le lobby des chasseurs ce chemin encombré de tas considérables de cartouches et de cadavres de bouteilles de boisson alcoolisées…? Merci les « protecteurs de la nature » !!!

La nuit arrivant, nous avons monté les tentes à la nuit tombante dans un verger d’oliviers sans bien savoir si on était sur une propriété privée ou pas…

VENDREDI 18 / 11 :

Départ vers le Mont Cima, qui, à notre grande surprise, est une zone assez sauvage, pourtant proche de ces villages de l’arrière pays Niçois, mités et résidentiels. Des troupeaux de chèvres et des allures d’alpage nous font oublier la proximité de la mer.

Nous redescendons vers Aspremont où nous découvrons un des meilleurs raisins framboisé du périple.

Nous avons été accompagnés toute la journée par un chien de chasseurs égaré qui avait jeté son dévolu sur notre groupuscule et dont nous eûmes le plus grand mal à nous séparer ; heureusement, un quidam nous a aidés en enfermant l’animal dans sa propriété.

Nous trouvons encore quantité de sorbes, noix plus ou moins fermentées, et kakis mûrs et fondants en passant par Tourette Levens.

Nous terminons notre journée par une grosse marche de nuit, très agréable, et trouvons un site parfait pour les tentes… à l’aveuglette.

SAMEDI 19 / 11 :

Au matin, nous nous apercevons que nous sommes sur un surplomb, devant un soleil levant magnifique. De là, nous rejoignons Cantaron où nous nous arrêtons quelques heures à un lavoir pour faire un peu de toilette du corps et du linge, un peu de musique, trois pas de valse et de mazurka et nous repartons direction de Peille où nous nous régalons à nouveau d’olives séchées au soleil et de verdure…

Nous trouvons aussi ce jour des nèfles d’Europe excellentes.

Nous terminons la journée avec du mal a trouver un spot agréable, dans un vent assez froid et en essayant d’éviter l’autoroute qui ne passe pas loin. Finalement, une petite forêt encaissée nous accueille. Phil dit avoir passé sa meilleure nuit dans l’énergie forestière de chênes verts.

 DIMANCHE 20 / 11 :

Julie nous déclare son souhait d’arrêter la marche ; elle se sent épuisée et pas tout a fait prête pour cette alimentation. Elle a du mal avec le manque de « variété » dans un repas.

Nous l’encourageons à tenter quelques journées avec moins de marche et l’approche de la mer qui devrait nous apporter plus de variété, justement. En effet, ce jour nous descendons tranquillement vers Roquebrune où nous glanons le long des clôtures privées, raisins, caroubes, agrumes, kakis et figues de barabarie dont Julie, qui n’aime toujours pas les kakis, se régale… mais attention aux épines !

Un avocatier nous a même nargué mais ses fruits étaient inaccessibles.

Nous sommes arrivés à Roquebrune / Cap Martin et nous sommes installés comme des rois sur la plage (proche de la gare) presque déserte, en fin d’après-midi. Les filles se sont baignées dans l’allégresse de la mer !

Hormis notre groupe, il n’y avait là qu’un individu qui s’amusait à piloter un jouet volant, sorte d’hélicoptère à 4 rotors, avec son téléphone : impressionnant !

Durant la nuit nous avons eu une pluie mineure qui ne nous a pas plus dérangé que ça, en tout cas, pour ceux qui étaient en tente…

 DIMANCHE 20 / 11 :

Le matin, nos ablutions pratiquées à l’aide d’une douche publique de plage, nous nous remettons en chemin. Nous faisons le tour du Cap Martin par un chemin bétonné qui le longe, sans grand charme.

Par contre, ensuite, Clotilde nous fait découvrir une plante buissonnante de bord de mer qui pourrait s’apparenter aux chénopodes, mais en version salée : Atriplex halimus . Excellent !

Suivrons quelques dattes glanées sur un trottoir, caroubes et, bien sûr, des agrumes en pagaille généreusement laissés à notre discrétion dans le jardin des agrumes de la ville. Intéressant, certaines des allées de Menton sont bordées de « Faux Poivriers » dont les baies, relevées, sont comestibles : c’est le fameux poivre rose, aromatique.

À cause d’une grève de certaines catégories du personnel de la SNCF, Yari, Philippe, son garçon Raphaël (8 ans et demi) et Katia, ont été obligés de trouver un moyen de transport alternatif, un bus, ce qui a eu pour effet de retarder de quelques précieuses heures notre départ pour l’Italie.

Mais nous voici partis, sur la route du bord de mer, en direction de « Vintimiglia », accompagnés par une connaissance de Bert. Tout ce béton, cette asphalte et les nombreux véhicules qui vont avec, nous font regretter de n’avoir pas choisi d’essayer de retrouver le GR 51 que nous avions suivi jusqu’à Roquebrune, même si notre carte IGN s’arrête à la frontière…

Après avoir cherché des alternatives à la route, avec un succès mitigé, nous échouons, à la nuit tombée, sur un site un peu glauque, pas très engageant du moins. À l’initiative de Phil, nous choisissons finalement de nous installer juste derrière une petite plage, entre le long mur décati d’une propriété et une rangée de platanes, plantés au bord d’un ruisseau, qui nous fournissent un matelas épais de feuilles bien venu. La mer, agitée, se fait entendre, ainsi, bien sûr, que les sempiternels chiens de garde durant cette première nuit en Italie, avec le groupe au complet…

 LUNDI 21 / 11 :

 Au matin, Julie et Phil nous annoncent leur décision : ils dissident ! Chacun a ses raisons et nous nous séparons une fois rejointe la route principale, tout en ayant au préalable consommé ensemble un plantureux repas de clémentines sauvées de l’abandon pur et simple.

Nous connaissons quelques difficultés pour trouver notre chemin vers l’arrière-pays… Car nous sommes gavés de route bitumée et des autres nuisances de ce qu’on appelle pompeusement « la Civilisation ».

Heureusement, kakis, cormes et jujubes nous stimulent dans notre avancée…

L’agrément reprit peu à peu le dessus sur son pendant tandis que le nouveau groupe s’apprenait, que de nouveaux liens naissaient petit à petit… sous le soleil !

MARDI 22 / 11 :

Nous étions parvenus à Torri et notre objectif déclaré pour la journée était de nous rendre à Airole. Nous n’avions pas de carte et nous nous en remîmes aux rares pancartes, pour nous guider sur un bon chemin de randonnée balisé : petite pause baignade des « uns » dans une grande vasque d’eau claire et bien fraîche, puis longue montée au soleil au milieu des bruyères… Deuxième pause plus haut au bord de la même rivière, baignade des « autres », et concert bucolique : Katia étant venue avec une flûte, elle enrichit les ritournelles que Bert continue à nous servir à l’accordéon, un bon plan intarissable ! La redescente sur l’autre versant nous réservait une mauvaise surprise : nous nous sommes retrouvés entre les feux de plusieurs chasseurs épris de cartouches… une vraie fusillade, désagréable et dangereuse…

 MERCREDI 23 / 11 :

D’Airole, nous sommes allés jusqu’à Rochetta Nervina qui tire son nom des roches striées très caractéristiques de ses alentours.

Nous avons trouvé dans ce village un noyer mémorable qui nous a fourni, en quantité, des noix fermentées toutes meilleures les unes que les autres. Philippe et Raphaël y ont découvert, à leur tour, les charmes de ces fermentations.

C’est ainsi que nous avons traversé des pierriers tout-à-fait particuliers constitués de sortes de fragments de pierres en forme de « frites » et le soleil nous inondait toujours de ses bienfaits. Je ne sais plus si c’est par là que Bert à décidé d’acheter des cartes pour que trouver notre chemin soit plus aisé, mais ça n’a pas été très concluant. Bien souvent, les indications de la carte étaient en contradiction avec la signalisation sur le terrain (quand elle existait), voire avec les conseils de gens interrogés sur place, ce qui ne faisait qu’ajouter à la confusion, car la cohérence entre ces diverses sources d’infos était plus que rare…

J’ai appris depuis, de la bouche même d’une amie italienne, qu’il valait mieux acheter des cartes IGN avant de venir en Italie car les cartes italiennes sont de qualité médiocre autant pour leur imprécision que pour la fragilité du papier employé !

 JEUDI 24 / 11:

Nous quittons alors Rochetta Nervina pour nous rendre à Dolce Acqua. Un bon trip sous le soleil, particulièrement agréable car les températures sont quand même hivernales, à ces altitudes…

Les partages de connaissance ou d’ignorance continuent la construction de notre « Entité Groupale » et la nature, pas trop défigurée, nous stimule durant nos parcours initiatiques et gastrosophiques.

 VENDREDI 25 / 11:

Dolce Acqua-Périnaldo, tel est l’objectif de ce jour ensoleillé.

La profusion de nourriture est révélatrice de la capacité de surabondance qu’on peut trouver dans la nature. Kakis, arbouses, olives, raisins, agrumes et, pour finir, des noix pléthoriques, mangées au pied du noyer, sous les yeux médusés de quelques mamans et enfants.

Pour Ten Shao, qui n’a pas pris le soin de se couvrir durant ce repas final et la courte marche qui l’a suivi à destination d’un « spot » pour planter le campement, le coup de froid sur le début de digestion s’est soldé par des douleurs abdominales sporadiques durant quelques jours…

SAMEDI 26 / 11:

L’ambition du jour est de relier Perinaldo à Ceriana, en passant par le Mt. Bignone (+1252m !). Une longue journée de marche soutenue, on sent bien son sac sur le dos !

Heureusement, le soleil est encore avec nous, ce qui nous permet de déguster de beaux paysages, notamment en haut du Mt Bignone .

Il me semble que c’est durant la descente que nous avons pu nous régaler de coulemelles excellentes et généreuses dont « l’excédent » à été pris en charge par Raphaël, tout content de faire cette expérience, parfois éprouvante pour lui, avec son père et nous . Soit dit en passant, « Raphy » a bien assuré, rares sont les moments où Philippe (chapeau bas !), en plus de leur 2 sacs, se l’est pris sur les épaules ou par la main lorsque le garçon montrait des signes de fatigue ! Et quels cueilleurs !

 DIMANCHE 27 / 11:

On a encore bien galéré avec ces histoires de cartes quasi fantaisistes pour (presque) relier Cariana à Taggia .

En cours de route, nous nous sommes séparés avec regrets de Clotilde qui devait assurer la préparation de son voyage familial en Inde, snif !

Beaucoup de marche aussi ce jour-là, surtout après une nuit perturbée par le bruit incessant de l’ « Autostrada » trop proche, relayée, dans les creux, par ces chers canidés-veilleurs grands pourfendeurs de silence relatif !

Tout le monde était un peu « ensucké »… sauf le soleil qui nous dardait encore et toujours ses agréables rayons !

LUNDI 28 / 11 :

Afin d’éviter de camper trop près de l’autoroute, nous avons décidé, en quittant Taggia, de diriger nos pas (autant que faire se pouvait) vers Castellaro via Pompana.

Heureusement, le soleil était toujours là et nous avons ramassé chemin faisant des avocats, agrumes, du raisin, quelques pommes et figues de barbarie. Toujours bon à prendre…

Il nous a fallu un supplément d’efforts pour trouver, dans un fond de vallon, une petite aire de pique-nique et des emplacements à flanc de pente pour planter nos tentes à l’abri du brouhaha infernal de la continuelle circulation autoroutière. Mais quel ravissements d’entendre nos amis musiciens rehausser le cadre bucolique de leurs dialogues mélodieux !

L’idée devient nette pour tous qu’un besoin de se « poser » un peu se fait de plus en plus sentir ; cela nécessiterait un spot au calme mais recelant toutefois quelque potentiel nourricier… pas évident !

 MARDI 29 / 11 :

 Mhhh ! La flûte de Katia dans la forêt ! Ambiance fées et lutins garantie !

De Castellaro, notre ambition est d’aller jusqu’à Linguiglietta, en passant, à priori, par Pompeiana.

Kakis, raisins, coulemelles et récoltes usuelles ont émaillé notre parcours sous le soleil, toujours fidèle au poste.

Parcours relativement cool comparé aux journées précédentes…

Avons trouvé un grand « plat » pour camper, sous des bouquets de Chênes, pas vraiment assez loin, cependant, du générateur de nuisances sonores n° 1 du secteur.

 MERCREDI 30 / 11 :

 Au pliage de leur tente, Yari et Ten Shao découvrent un scorpion et quelques araignées de bonne taille, avant d’aller se régaler des fruits du plaqueminier et de la vigne repérés la veille à 2mn du campement .

Prendre des forces avant de nous lancer dans l’expédition du jour : Linguiglietta-Civezza -Torazza est un délicieux plaisir avec ces produits abondants et faciles d’accès.

Durant l’après-midi, Ten Shao, un peu en arrière, a perdu le contact avec le groupe pendant deux heures, avant l’arrivée à Civezza. Un embranchement lui avait échappé dans sa hâte à rejoindre le groupe…

Civezza étant un village étendu de tout son long sur une grande crête, avec trois églises éloignées les unes des autres au gré du relief, il n’a pas été aisé de recoller les morceaux et il a fallu faire appel à la technologie du téléphone mobile afin de réduire la perte de temps due à la situation.

Le chanceux Ten Shao a bénéficié d’un réconfortant massage du dos par les mains douces et habiles de Katia et, plus tard, dans la chaleur du sac de couchage, d’un massage des pieds appliqué par Yari, que du bonheur !

Non loin de Torazza, un spot sous couvert d’oliviers nous accueille agréablement. Quelques nuisances canines en provenance de la vallée mais cueillettes potentielles diverses pour le matin à venir.

 JEUDI 1ER DÉCEMBRE :

 Aujourd’hui, nous faisons « pédale douce », le projet étant de se rapprocher sensiblement d’Impéria (deux communes agglomérées) sans se farcir l’autoroute : un défi !… Réussi !

À 16h30, nous sommes déjà tous installés sur un site cool, herbeux, sous de jeunes oliviers, après une bonne journée tranquille, ensoleillée, agrémentée de bâfrades diverses : agrumes variés, super jujubes, kakis, grenades, olives, raisins… une opulence qui frise l’indécence sur le court parcours entre Torazza et Cantalupo

Il faut dire que, demain, on a prévu de lever le camp à 9h au plus tard car nous avons décidé collectivement d’accompagner Katia à une gare puisqu’elle a d’autres engagements à tenir. Il nous faudra donc descendre à Impéria où certains d’entre nous profiterons de l’occasion pour se connecter brièvement dans un Cyberespace, histoire de vérifier si des mails demandent à être traités rapidement, avant de repartir dans les hauteurs…

VENDREDI 2 / 12 :

Est-ce tristesse du ciel saluant le départ prochain de Katia avec quelques larmes de pluie dès 5h du matin ?

Pour la première fois depuis quasi trois semaines, nous devons plier, sous la pluie, du matos trempé et nous vêtir en conséquence : le ciel, si clément jusqu’ici, est aujourd’hui lourd de menaces liquides qui ne se lassent pas de tomber, parfois légères, mais le plus souvent en rangs serrés de grosses gouttes d’eau mouillée !

Cela ne nous empêche pas de trouver l’un des aliments les plus marquants de notre périple en présence de deux avocatiers abondamment garnis de fruits absolument délicieux qui ont fait l’unanimité et la réjouissance du groupe. Des avocats noirs, pour la plupart séchés sous le pied, dont seules les graines se soustrayaient à notre gourmandise.

Un régal « apothéotique » ! combiné à une bien agréable rencontre avec un homme affable en compagnie duquel nous avons échangé de façon aussi riche que possible compte tenu de la barrière linguistique un peu fissurée entre nous.

Après quoi nous nous remîmes en route pour honorer le « contrat », arriver à une gare à une heure valable pour que Katia puisse s’en retourner sans problèmes vers ses occupations. La ville, la pluie quasi incessante, le départ de Katia, dernier élément féminin du groupe ; après ces périodes paradisiaques, autant de stress peu engageants à assumer…

Mais, bon, après le départ de Katia, renseignements pris, nous nous rendons sur l’autre commune d’Impéria afin d’ y trouver le Cyberespace requis pour nos projets… Un Italien interpellé par Bert a la gentillesse de nous guider jusqu’à la petite échoppe. Trop petite pour nous accueillir tous en même temps, seuls Bert et Ten Shao s’y rendent dans un premier temps tandis que Raphy, Philippe et Yari les attendent, à l’abri, sous une sorte de galerie commerciale comme on en trouve beaucoup sur le pourtour méditerranéen. Une fois leur mission accomplie, Bert et Ten Shao reviennent à la galerie pour y retrouver leurs comparses et poursuivre le programme.

Là commencent les soucis : pendant leur attente, Philippe, Raphy et Yari ont étés interpellés par des policiers italiens qui ont finalement embarqué Philippe et Raphy pour contrôler son identité ! En effet, Philippe n’avait jamais songé à la parano ambiante et ne possédait pas de papiers d’identités pour Raphy…

Ma, qué kazo !

Pour faire bref, cette embrouille a entraîné un résultat désolant : il nous a fallu attendre jusqu’à 16h30 pour récupérer nos amis !

L’heure était grave et trop tardive pour que nous entreprenions de retourner vers les hauteurs, nuit tombante, sous la pluie fréquemment torrentielle, en vue d’y trouver un hypothétique lieu propice au camping sauvage. Raphy était traumatisé par cette expérience policière où son père avait fait l’objet de la suspicion de « kidnapping », certains d’entre nous étaient globalement trempés…

C’est ainsi que nous avons changé nos plans et décidé de revenir, par le train, vers Vintimille, dans l’espoir d’y finir la nuit à l’abri dans un train…

Toutefois, lorsque, vers 18h, nous arrivâmes à la gare de Vintimille, nous vîmes à quai un train français à destination de Grasse, ce qui nous a donné l’idée de continuer dans cette direction avec l’intention de nous arrêter à Roquebrune-Cap Martin où nous espérions trouver un havre paisible pour nous reposer au sec.

Une fois dans ce train, l’analyse de la situation nous poussa à en décider autrement et nous choisîmes d’aller plutôt jusqu’à chez Ten Shao trouver le lieu ressource que nous cherchions depuis plusieurs jours. Afin de mieux repartir, « du bon pied » dans une variation imprévue du projet global initial.

Nous étions au chaud, nous séchions tranquillement, tout allait mieux et nous recommencions à envisager la suite sans stress… Cool !

Lorsque le train stoppa en gare de Nice, on nous annonça subitement que, en raison d’une pagaille indescriptible due aux aléas climatiques (la pluie sévissait aussi de ce côté de la frontière!), ce train n’irait pas plus loin mais que, juste devant lui, un autre train s’apprêtait à partir pour Fréjus.

Avec une foule d’autres voyageurs, nous prîmes d’assaut cet autre train et trouvâmes des places douillettes pour la suite des événements. Dans l’heure qui suivit, le train qui n’avait pas encore bougé, se vida et se remplit plusieurs fois, au gré des différentes annonces de la SNCF apparemment débordée. Naturellement, nous sommes restés paisiblement installés, spectateurs amusés de toute cette agitation délirante, sachant que, ici ou ailleurs, statiques ou en mouvement, ce qui comptait, c’était qu’on était à l’abri…

Enfin, le train s’ébranla, bondé à bloc… Nous arrivâmes en gare de Golfe-Juan/Vallauris à 21h30, frais et dispos pour parcourir la petite demi-heure de route montant à Vallauris, « fief » de Ten Shao, la pluie avait même cessé !

Dans la « grange » de Ten Shao, chacun put goûter un repos bien mérité après ces pérégrinations légèrement tumultueuses et un repas d’oléagineux de choix offert par leur hôte…

SAMEDI 3 / 12 :

Grasse mat’, étalement des tentes et autre matos mouillé puis journée consacrée à l’exploration en mode « relax » des environs.

Quelques raisins assez particuliers, de bonnes amandes (enfin!), des quantités d’agrumes divers égayèrent cette journée durant laquelle le soleil, magnanime, refit son apparition, pour la plus grande satisfaction de tous…

 DIMANCHE 4 / 12 :

Repackage des sacs, séchage final des équipements, tout cela nous amena à repartir assez tard, vers midi.

Ten Shao, qui avait décidé d’arrêter là l’expérience, nous a toutefois accompagnés en direction de la sortie du village correspondant à l’itinéraire décidé la veille .

Incidemment, sur le chemin, un plaqueminier de belle taille nous appela des couleurs de ses fruits rouges, ça tombait bien ! Nous avons alors rencontré le « propriétaire » de l’arbre qui nous a fort bien accueilli et avec lequel nous nous sommes entretenus dans un agréable commerce durant une bonne heure tout en dégustant les fruits que nous attrapions à l’aide d’un cueilleur « ancestral » mis à notre disposition par notre hôte, bien du bonheur derechef !

Ensuite, nous nous remîmes en route vers de nouvelles aventures en laissant derrière nous Ten Shao…  Nous avons poursuivi vers le nord et traversé la parc de la Valmasque.

Arrivés vers Valbonne nous demandons a un vieux paysan si on peut manger ses restes de kakis séchés sur l arbre. Il nous accueille gentiment et nous partageons une discussion sur la politique et le monde…

Nous poursuivons et, à la nuit tombante, à Valbonne où nous sommes accostés par un maçon « enfant de Valbonne » très attaché à son village. Il insiste pour nous faire un tour de visite de son village. Il est très surpris par notre expérience à laquelle il ne croit qu’à moitié. Nous lui faisons découvrir les micocoules petits fruits noirs très sucre, fréquents sur les places de village provençaux.

Nous poursuivons de nuit vers Opio et trouvons une petite pinède avec un bon tapis d’aiguilles pour matelas.

 LUNDI 5 / 12 :

Nous poursuivons vers Opio, Le Rouret. Dans un quartier résidentiel nous avons l’audace de demander à une propriétaire de ramasser quelques kakis qu’elle ne ramasse apparemment pas. Elle nous y autorise généreusement.

Mais en partant, un voisin nous ayant vus dans l’arbre, supposant que nous y étions allés par effraction, il contacte un policier municipal qui nous interpelle. On s ‘explique calmement et il nous souhaite bonne route.

Nous atteignons plus vite que prévu Le Bar sur loup, où nous trouvons encore kakis, mandarines amandes.

Et tentons le « chemin du paradis » qui surplombe la vallée du Loup pour rejoindre Guido et Sylvaine à Gréolières. Nous y arrivons tard assez fatigués.

 MARDI 6 / 12 :

Après un temps de repos passé à discuter avec Guido et l’aider un peu au jardin, nous reprenons la route pour grimper le Cheiron et atteindre Gréolières les Neiges à la nuit tombante, sous un vent glacial à 1600 m. d’altitude.

Nous faisons un feu pour nous réchauffer mais c’est insuffisant, on se glisse alors sous nos sacs de couchage.

 MERCREDI 7 / 12 :

Nous redescendons le Cheiron vers Aiglun. C’est une forte pente continue et c’est épuisant pour les cuisses !

Nous trouvons alises, pommes, cynorhodons.

Arrivés à Vescagne, Bertand part vers Sigale pour rejoindre La Penne et Yari, Raphael et Philippe poursuivent vers Collongues pour atteindre Les Gouttes D’O.

 CONCLUSIONS :

Au niveau alimentaire, nous n’avons jamais manqué de nourriture.

A certains moments, nous recherchions peut être un peu plus les protéines.

Les fruits restent majoritaires dans l’équilibre, ils sont trop tentants !

Une expérience au printemps permettrait de tester un plus grande proportion de verdure.

Nous avons eu beaucoup de chance au niveau de la météo, un seul jour de pluie et des températures exceptionnellement élevées pour la saison.

Une fois de plus, nous constatons que les arrivées de nouveaux et les départs de participants sont problématiques pour le groupe et les plannings. En effet, le groupe se constitue, se soude, au fil des bons moments et épreuves, les relations qui s’établissent entre les membres génèrent une « entité groupale ». Au niveau communication, c’est un processus complet. Des changements intempestifs de participants altèrent ce processus.

 Julie, par sa « défaillance », nous a montré une fois de plus que l’expérience n’est pas facile pour des personnes qui ne sont pas déjà initiées à l’alimentation crue.

 Il s’agit déjà d’une expérience importante de dépassement de soi que de se satisfaire d’aliments trouvés dans la nature, sauvages ou domestiqués, sans les dénaturer d’aucune façon !

L’effort physique rajoute une difficulté, même si ce n ‘est pas un marathon ; nous avons besoin de nous déplacer régulièrement pour satisfaire curiosité, diversité, qui sont importants pour l’équilibre psychologique durant l’expérience.

Si la prise alimentaire en monodiète est une difficulté, cela ne facilite pas l’expérience…

 Nous décidons donc de proposer une prochaine session d’ « initiation », pour des personnes qui découvrent, en ne partant qu’une semaine en avril du 21 au 27 dans le Var.

Nous avons tous trouvé que la difficulté principale de ce type de randonnée en hiver est la longueur des nuits, qui implique beaucoup de temps passé dans la tente pour ne pas avoir froid. Nous avons passé des soirées sympathiques dans la tente principale, ce qui a beaucoup aidé.

Enfin, une charge importante sur le dos étant un facteur de découragement, nous souhaitons expérimenter une prochaine « longue » itinérance avec des animaux de bât.

Alors, prêts pour l’aventure, vous aussi ?

Contact : bert.ollivier@gmail.com

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Témoignage enthousiaste

Devenir cru, c’est presque une affaire d’identité, de fierté, je me purifie tellement et je me rapproche tellement de la simplicité que j’ai envie de changer de vie, vraiment, partir dans un pays où je puisse manger dans cette simplicité là, je sens mon corps devenir libre et léger et mon esprit peut enfin se sentir lui aussi plus libre, mon cœur trouver la paix, envie de chasser, de vivre dehors, de me nourrir de ce que je trouve dans la nature, d’aller vivre dans les steppes mongol, dans les grands espaces, vivre parmi les éléments, fatiguée de cette civilisation, de tous ces artifices, de cette vie misérable dépourvue de sens où tous les gens s’agitent dans tous les sens, envie de sortir de ces dépendances matérielles pour aller vers l’authenticité.

Je me sens revivre et j’ai envie de partir, partir vivre une vie plus proche de la nature, de ma nature profonde, plus simple, plus humaine et dans des plaisirs simples.
Je me sens devenir plus instinctive, plus sensitive, plus paisible et plus en accord avec mon esprit, car déjà ma manière de manger est plus cohérente avec ma façon de voir les choses alors je me rapproche de moi-même.

C’est vraiment curieux et puissant comme expérience de manger cru, je ne pensais pas que ça transformerait autant de choses dans mon esprit, le cru c’est aussi une transformation de mon esprit.

Auteure : Carine N.

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Kakis, pour le plaisir des yeux

A présent que les feuilles changent de couleur et tombent, les kakis ne sont que plus visibles et toujours aussi  bons !

Voici quelques photos, pour le plaisir des yeux et mettre en appétit.

C’est assez fou de voir le nombre de gens qui ne cueillent jamais leurs kakis, ou encore qui pour l’instant les laissent perdre car ils sont persuadés qu’il ne faut en manger qu’une fois les premières gelées passées !

Des mini-kakis, au goût différent

Le résultat d’une seule petite cueillette sur un arbre (sans compter tous ceux mangés…)

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Témoignage Suite III : Rencontre du troisième cru

Rencontre du troisième cru

Je ne suis malheureusement pas tombée dans le cru à la naissance…

En fait, j’ai découvert l’alimentation crue passé mes trente ans, alors que je venais d’avoir mon troisième enfant.

Plusieurs signes sont venus en même temps pour m’y faire converger.

Alors, j’ai fait quelques recherches et je me suis lancée dans une alimentation crudivore, à 70 %. J’ai pu remarquer que j’avais plus d’énergie, malgré la fatigue post-partum.

Et puis, je suis partie en vacances, ai remangé cru et même remangé du lait, alors que je n’en consommais plus depuis quelques années. Après ça, plus moyen de me sevrer !

A ce moment là, j’ai rencontré une première personne mangeant une alimentation non dénaturée et non mélangée. Le concept de se fier à son odorat m’a semblé intéressant, mais bien trop contraignant, alors j’ai mis cela de côté.

Je n’ai pas réussi à remanger cru pendant un bon moment. L’année d’après, j’ai réussi à faire une cure de raisin et de rester ensuite sur un petit déjeuner cru, chaque matin.

Et puis, mon dernier enfant a grandi et j’ai pu davantage avoir la disponibilité mentale pour me consacrer à mes aspirations profondes. Dont remanger cru.

J’ai donc renoué avec une alimentation crudivore, cette fois-ci à 100 %. Il ne m’a plus paru possible de revenir en arrière, sauf pour quelques écarts ! Au fil des mois, les écarts se sont raréfiés, d’autant qu’avec le temps, ceux-ci étaient de plus en plus coûteux en termes d’effets négatifs.

Peu après avoir renoué avec l’alimentation crue, j’ai découvert l’alimentation 80/10/10, à savoir le fait de manger une majorité de fruits et très peu de matières grasses. J’ai constaté que cela me réussissait bien mieux. Et le fait d’avoir supprimé les huiles m’a donné envie de me diriger vers le moins d’aliments transformés possible. En tout cas, l’idée était en train de germer…

D’autant plus que mon chemin n’a alors cessé de me faire croiser soudain de plus en plus de personnes mangeant cru de façon plus ‘originelle’, plus brute. De plus en plus emplie de témoignages dont se dégageait la joie et le plaisir de cette forme d’alimentation, je me suis lancée, petit à petit. C’est aussi à cette époque que la viande s’est mise à m’attirer. Quand j’avais commencé à manger cru, la viande cuite me dégoûtait et me causait des douleurs. Mais sentir de la viande crue de très bonne qualité m’a fait renouer avec ces besoins précis de mon corps. Mais il a fallu plusieurs mois pour que je sois complètement « débloquée » aux protéines animales.

Quoi qu’il en soit, j’ai constaté les effets de cette alimentation sur mon corps, ainsi que la simplicité de ce mode de vie et tout ce qui allait avec. Je pense aussi que cela répondait à des questions implicites que je me posais depuis toujours.

Je suis reconnaissante que la vie m’ait mise sur ce chemin !

Je ne nie pas que l’on traverse toutes sortes de difficultés en mangeant cru : tout d’abord, la détoxination, les frustrations et les écarts, le fait de savoir en parler face à ses proches, gérer le fait d’être invité, etc. Le coût, également, quand on n’a pas la joie de se nourrir de cueillette ou d’avoir un jardin opulent.

Il faut sans doute avoir une bonne assise sociale et être bien centré également !

En contrepartie, il y a aussi tout un tas de bénéfices, comme le fait de se sentir plein d’énergie, d’avoir une belle peau, et tant d’autres choses encore… Se connaître réellement soi-même, être à l’écoute de son corps… Et, au-delà, de ça, c’est toute une façon d’être au monde qui se joue et ça, c’est incomparable…

Auteure : Caroube

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Témoignage Suite : Les bienfaits derrière les tentations

Les bienfaits derrière les tentations

Voici un témoignage très intéressant… Merci à son auteure !

Quand on détoxique, il semble que notre corps le fait aussi avec les neurones. Les liaisons neuronales anciennes qui s’étaient accordées sous le contexte cuit se recréent sous le contexte cru… Ce, avec amélioration des connexions, réparation des anciennes, optimisation, séparation des connexions inutiles ou erronées, etc. Je ne sais pas si c’est prouvé ou non, mais cette info m’a été utile.

En effet, l’alimentaire est chez moi très relié à l’affectif, aux souvenirs d’enfance, aux odeurs des p’tits plats familiaux, etc.

Dans Manger Vrai, GCB parlait du chamboulement psychologique qu’une personne qui passe au cru va faire. Je voyais bien un lâcher-prise sur la « drogue » du cuit, ainsi que le fait de devoir prendre le temps de manger en conscience, dépasser ses comportements boulimiques, etc. Là dessus, je pouvais faire quelque chose, j’étais dans l’action.

Quand j’ai entendu l’explication physiologique sur les neurones, j’ai compris que, bien au-delà de ce dont j’avais conscience, il se passait des choses d’une ampleur que je n’imaginais pas et qui dépasse mon champ d’action.

Mon corps reprend sa place d’acteur dans mon être, et c’est effectivement assez chamboulant car j’avais l’habitude de tout gérer ! Lorsque j’éprouve des envies, je pense que mon corps discute avec mon mental sur le sujet et, comme avec le cru le corps est bien plus apte à tenir l’argumentaire, je sais (d’expérience) qu’au final c’est le corps qui va l’emporter, et donc que le mental va devoir le prendre en compte, l’intégrer, l’accepter, et, du coup, changer par exemple des liaisons neuronales.

De ces dernières, il y en a une qui me paraît évidente : si je mange un aliment cuit, mon corps déclenche une sacrée dérouillée digestive, et du coup j’associe un mal-être avec cet aliment cuit. Si je suis retentée un jour, je vais y réfléchir à deux fois, et puis, avec le temps, je pense que j’aurais des liaisons de bien-être avec les aliments crus et de mal-être avec les cuits.

Alors maintenant, quand des envies pointent leur nez, je sais qu’il doit être en train de se passer plein de choses dans mes neurones, et je me réjouis du chemin que je suis en train de faire, que je cède ou pas (selon mes aptitudes du moment), et surtout, quoi que je choisisse, je le fais dans la joie !

Je ne vois pas l’écart vers le cuit comme un « craquage » mais comme un trampoline, un peu comme les « retours en arrière » des enfants pour mieux avancer, et je suis ravie de continuer d’avancer.

De ces changements neuronaux, j’ai remarqué plusieurs choses :

– Je suis plus attentionnée avec moi-même, plus indulgente.

– Des situations auparavant énervantes deviennent agréables. Par exemple, les cris des enfants m’empêchaient, quand j’étais fatiguée, de me concentrer et maintenant j’arrive de mieux en mieux à rester concentrée et, en plus, je perçois mieux la vie derrière leurs rires et leurs jeux.

– Je sens quand mon interlocuteur cherche à me mettre en colère et j’arrive maintenant souvent à ne pas me l’approprier.

– Une chose très intéressante aussi : pour faire des choix, je réfléchis aux options. La nouveauté est que maintenant mon corps prend part à cette réflexion. Par exemple, si c’est une décision qui lui convient, je peux me mettre à pleurer, ou à trembler, ou à rire, ou à éprouver une douleur quelque part, etc.

Je vis plein d’exemples comme ça, donc je me dis que ces envies et tentations sont très importantes, ce sont de sacrés rééquilibrages dont je constate ensuite les bienfaits dans ma vie. Et aussi, que je craque ou pas, l’essentiel n’est pas là, mon être ne s’arrête pas à ça, il en a vu d’autres depuis des années (cuits, drogues, alcool et j’en passe !). L’essentiel est qu’avec l’intention positionnée sur manger cru, mon être évolue à grande vitesse !

Je trouve important, qu’on mange cru à X ou Y%, de se dire qu’on mange cru. Une fois le message intégré, l’être met tout en œuvre pour que ce soit vrai, sans qu’on n’y fasse rien de spécial.

Bref, c’est une joie de se reposer en confiance sur ses capacités d’être humain !

Auteure : anonyme

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Le temps des kakis !

Connaissez-vous les kakis ? Ce sont ces fruits rouges quand ils sont mûrs (ou sinon oranges, voire jaunes) qui ressemblent un peu à des tomates. On en trouve en Asie et dans d’autres pays tropicaux, mais on en trouve tout aussi bien en France !

Et les kakis fraîchement cueillis sont INCOMPARABLES aux kakis qui sont vendus. En général, ces derniers sont importés d’un autre pays, et même s’ils viennent d’Europe, il demeure qu’il s’est écoulé du temps entre leur cueillette et leur vente. Ce qui fait qu’ils sont extrêmement rarement vendus à pleine maturité et ont donc un plus ou moins goût âpre, soit dès le début, soit pour signifier l’arrêt, mais relativement rapidement.

Les kakis vraiment mûrs sont incroyablement doux et fondants. Ils n’ont rien d’écoeurant et l’on peut les savourer avec ravissement.

DSC04385

Reste à trouver des plaqueminiers (les arbres à kakis !)… Ce sont des arbres plutôt hauts, portant des fruits oranges et rouges.

 

Habituellement, les kakis sont mûrs en décembre. Cette année, à Grenoble, on en trouve des mûrs depuis au moins une dizaine de jours. Et les plaqueminiers sont encore bien verts.

DSC04380

Les plaqueminiers étant hauts, il faut par contre se munir d’un cueille-fruits. Ou bien sans doute bien savoir grimper aux arbres ? Se munir d’une échelle également…

DSC04383

A noter : cueillir des kakis à la tombée de la nuit n’est pas idéal, on ne voit plus la couleur des fruits…

On peut aussi cueillir des kakis à laisser mûrir, pour des raisons de commodité, mais en sachant que ce n’est pas l’idéal.

DSC04384

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaqueminier

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Cueillons… des noix d’Amérique

Les noyers d’Amérique (Junglans nigra), malgré ce que leur nom semble supposer, poussent également en France !

Et produisent des noix au goût incomparable.

Quand elles sont fraîches, leur bogue est jaune ou verte, et leur odeur est très parfumée, avec une note citronnée.

Il faut dire qu’il faut être motivé… En plus de devoir casser leur coque extérieure, il faut ensuite casser leur coquille ! Et celle-ci est TRES dure, rien à voir avec celle de nos noix de Grenoble.

Pour ma part, j’y arrive avec l’Easy-cracker (http://fr.orkos.com/Default.aspx?tabid=118, conçu spécialement pour les coquilles très dures, telles les noix de macadamia, entre autre), mais pas sans effort ! Et comme chaque chaque cerneau de noix est séparé par la coquille, il ne suffit pas de la casser une seule fois…

On peut aussi les casser avec de gros cailloux, mais ceux-ci cassent parfois avant les noix !

Mais cela stimule le plaisir des choses qui demandent de la persévérance et cela empêche d’en manger trop !

D’ailleurs, encore faut-il trouver le petit coin de nature où on puisse les cueillir…

On peut aussi les manger sèches, on les trouve d’ailleurs sèches tout au long de l’année, il semble qu’elles craignent moins le gel que les autres noix.

Fraîches, leur goût est d’ailleurs intense, un peu fleuri, tandis qu’il est plus subtilement épicé quand elles sont sèches. Certains les préféreront donc sèches, tandis que d’autres en raffoleront plutôt à cette période de l’année.

Plus d’infos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Noyer_noir

 

 

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