Le temps des cerises

C’est le temps des cerises, sus aux arbres !

En Alsace, dont c’est le fruit emblématique, nous sommes bien lottis pour cela, avec des cerisiers un peu partout, dont certains totalement abandonnés en plein coeur de la nature. Certains arbres sont si chargés qu’il faut bien les soulager un peu ;)

DSC01902Des cerises mûres de toutes les couleurs : rouges, blanches, roses…

DSC01903Et cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, ou plutôt cerise au sommet du palais des saveurs (en tout cas, pour moi), la cerise noire de Westhoffen (laquelle commune s’est décrétée capitale de la cerise), un régal !

DSC01984Et les arbres en sont tout pleins !

DSC01976DSC01972Vive l’été, vive la nature qui nous comble de ses grâces, vive la vie !

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La saison des olives bat son plein dans le sud de la France !

Certains les cueillent tôt, quand elles sont vertes, pas encore mûres, et d’autres attendent un peu qu’elles noircissent. Ensuite mises en saumure, elles perdront leur amertume. Après toute une série de rinçages, elles pourront être conservées dans leur saumure finale.

Olives Mûres

Les olives que nous cueillons répondent à d’autres critères : la chair est aussi noire que la peau, et sont déjà bien ridées !

Selon les variétés, certaines se mangent ainsi, cueillies sur l’arbre, et n’auront pas d’amertume.

Pour les autres, nous les laissons sécher 3 semaines sur des plateaux et enlevons au fur et à mesure les rares qui moisissent. Puis nous les enfermons dans des bocaux étanches dans un placard, sans eau ni sel, juste les olives. Elles vont fermenter et pourront se conserver pendant 1 an environ. Elles se mangent alors ainsi, sauf quelques rares variétés qui ne perdront malheureusement pas leur amertume.

chair d'une olive noire

A vos paniers : elles se cueillent à partir de maintenant !

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Le raisin framboisier

Le raisin framboisier est un raisin délicieux, que l’on ne trouve généralement qu’en cueillette sauvage, ou encore chez quelques « résistants » cultivant chez eux cette variété de raisin, à moins que vous ne fassiez partie de ceux-ci !

Le raisin framboisier, aussi appelé Noah, est appelé ainsi du fait de son petit goût de framboise !

Cultivé pendant des décennies en France, on le retrouve à l’état sauvage en marge de certaines vignes, voire encore cultivé dans quelques parcelles ou établi en treille chez des particuliers.

En France, il a été interdit de 1935 à 2003, date à laquelle l’interdiction a été levée. Néanmoins, ce raisin est depuis relégué au rang des fruits oubliés.

Pourquoi le raisin framboisier a-t-il été interdit ? Officiellement, pour raison sanitaire : le vin de raisin de framboisier rendrait fou ! Cette idée reste d’ailleurs inscrite dans les esprits. En effet, le taux de méthanol contenu dans le vin issu de ces cépages est plus élevé que dans celui de Vitis vinifera. Ce taux de méthanol plus élevé est attesté par des études, bien qu’il ne soit pas « substantiellement plus élevé » que dans les autres vins. D’ailleurs, le vin de raisin framboisier était fabriqué dans les autres pays d’Europe…

Autre piste : une raison économique. Le raisin framboisier ne demande aucun entretien particulier, de croissance rapide, il ne nécessite aucun pesticide et se conserve très bien ! Selon cet article, le vin de raisin framboisier entrait alors en concurrence avec les autres vins…

Voici du raisin framboisier trouvé en bordure de chemin…

Et récolté à la serpe !

Avec sa peau légèrement épaisse et sa pulpe quelque peu gélatineuse, il n’est pas sans évoquer la chair du kaki. Son goût est à la fois sucré et acidulé, un vrai bonheur pour les papilles !

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Quand la nature se fait généreuse

Oups, ce post est resté au placard pendant 2 semaines, au moins. Il reste toujours des mirabelles, mais c’est la fin !

Qui a dit que la nature n’était pas généreuse ?

Cela fait plus d’une semaine que nous nous nourrissons de mirabelles que nous cueillons sur un terrain laissé à l’abandon, le midi.

D’habitude, nous consommons uniquement les mirabelles cueillies sur place.

Mais ce midi, après une soirée orageuse, le sol était jonché de fruits ! Pour ne pas les laisser pourrir, nous en avons donc rempli nos poches et vêtements. Plusieurs kilos de mirabelles, et mûres à point. Et ce n’était que celles qui étaient par terre, au pied des arbres.

Et il y avait les premières quetsches mûres de la saison.

Quand on pense que certains n’ont pas assez à manger et que personne ne songe à cueillir tous ces fruits que la nature nous offre généreusement. Que les magasins sont remplis de fruits pas assez mûrs… Que les gens sont souvent obligés de les faire cuire, pour combler le goût sucré qu’il leur manque lorsque leur maturité n’est pas suffisante…

Alors que le plaisir de manger sur place est incomparable ! Surtout lorsque les fruits sont légèrement chauffés par le soleil… Que certains fruits un peu trop mûrs ont une saveur de confiture sublimée… Qu’il n’y a rien de tel que de manger aux côtés des arbres, ces hôtes qui nous font l’honneur de nous accueillir à leur côté et nous nourrir avec abondance…

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Noisettes fraîches

C’est le moment d’aller ramasser des noisettes fraîches !

Les noisettes fraîches sont tellement meilleures au goût, et tellement plus digestes aussi.

Pour ma part, je les mets au frigidaire après la cueillette, afin qu’elles ne sèchent pas. Les fruits secs, c’est pour les écureuils… ;-)

Voici ce qu’en dit l’Agence des fruits et légumes frais : http://www.aprifel.com/fiches,produits.php?p=88

« Noix, noisettes et amandes fraîches ont une composition bien particulière. Il s’agit en effet soit de fruits récoltés un peu avant leur complète maturité (pour les noisettes et amandes), soit de fruits consommés immédiatement après la récolte (pour les noix).

Elles se différencient nettement des autres fruits frais par :

Une exceptionnelle richesse en lipides (ou substances grasses). Ceux-ci, présents seulement à l’état de traces dans les fruits frais, représentent l’essentiel des constituants : plus du tiers pour la noisette fraîche, plus de la moitié pour la noix fraîche (les données analytiques quantitatives concernant l’amande fraîche sont trop fragmentaires pour pouvoir être prises en compte). Ces lipides présentent l’originalité d’être constitués en majorité d’acides gras insaturés (les acides gras saturés ne dépassent pas 8 à 10 %). La noix est particulièrement riche en acides gras polyinsaturés (72 % du total des acides gras), la noisette et l’amande renferment en majorité des acides gras monoinsaturés (respectivement 76 % et 68 % des acides gras totaux).

Une teneur en eau très modérée (de l’ordre de 20 % à 40 %, au lieu de 85 % et plus dans les fruits frais), et des taux de glucides modestes (5 à 7 %, alors qu’ils sont aux alentours de 10 % dans les fruits frais).

Des apports en protéines très supérieurs à ceux des autres fruits : ils varient de 8 % à 11 %, contre 0,5 % à 1 % en moyenne dans les fruits frais. Ces protéines renferment tous les acides aminés essentiels. Mais comme la plupart des protéines végétales, elles sont cependant déficitaires en certains de ces acides aminés : méthionine et cystine (même type de déficit que dans les protéines des légumes secs), et lysine (même déficit que dans les céréales).

Des apports énergétiques particulièrement élevés (dont plus de 80 % fournis par les lipides) : aux 100 g net, ils s’établissent à 525 kcalories – 2195 kJoules – pour la noix fraîche et 385 kcalories – 1605 kJoules – pour la noisette fraîche (à comparer avec les apports moyens des fruits frais, qui dépassent rarement 60 kcalories – 250 kJoules – aux 100 g).

Une concentration remarquable en minéraux et oligo-éléments (2 à 2,6 g aux 100 g). On note pour les minéraux des taux particulièrement élevés en potassium (690 mg dans la noix), en phosphore (510 mg dans la noix, 230 mg dans la noisette), en magnésium (130 mg dans la noix, 56 mg dans la noisette), et même en calcium (44 à 61 mg). Les oligo-éléments sont également abondants, en particulier le fer (2,4 mg dans la noix, 1,1 mg dans la noisette), le zinc (entre 2,4 et 3,0 mg aux 100 g) et le cuivre (de 0,21 mg à 0,31 mg).

Un profil vitaminique original, dominé par la vitamine E, extrêmement abondante dans ces fruits oléagineux (elle accompagne les acides gras insaturés) : on en relève 21 mg dans la noisette et 7 mg dans la noix fraîche. Les vitamines du groupe B sont aussi très bien représentées (leurs taux sont 2 à 10 fois plus élevés que dans les fruits frais). A l’inverse, la provitamine A – carotène – n’est présente qu’en faibles quantités, et la vitamine C (caractéristique des fruits frais) n’apparaît qu’à l’état de traces.

La présence de fibres abondantes (6,5 g et 5,5 g dans la noisette et la noix fraîches), constituées en majorité par des fibres solubles (appartenant notamment à la famille des pectines).

A noter : il existe aussi des différences de composition assez notables entre noix, noisettes et amandes fraîches, et ces mêmes fruits à l’état sec (c’est à dire tels qu’on les trouve le plus souvent sur le marché) :
– Leur teneur en eau est plus élevée (supérieure à 20 % pour les noix fraîches et les noisettes fraîches, par exemple, au lieu de 3 à 5 % dans ces fruits secs).
– Leur taux de lipides est 15 à 40 % moins élevé (il est d’environ 60 g aux 100 g dans les noix et noisettes sèches)
– Leur apport énergétique est moindre, en raison de la concentration moins forte des constituants énergétiques (noix et noisettes « sèches » fournissent 660 kcalories -2760 kJoules- aux 100 g).

Mais même à l’état « frais », noix, noisettes et amandes restent toujours des fruits oléagineux, ayant pour caractéristique essentielle une teneur élevée en lipides. »

MIAM !

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Marcher et cueillir pour une juste cause

Marcher et cueillir pour une juste cause, c’est ce que nous propose Bertrand :

« Bonjour à tous les marcheurs et passionnés de la cueillette…

Nous organisons une nouvelle marche-cueillette sur 3 jours du 28 au 30 septembre dans la plaine du Var, afin de preparer la marche citoyenne de l’eau et de la terre qui aura lieu le 20 octobre prochain, action de sensibilisation et de contre proposition en réaction aux projet dits d’Ecovallée OIN, de « développement » des dernières terres fertiles de la région. Notre marche a pour vocation de découvrir ce qu’il reste à manger dans ce territoire simplement en se balladant et en se donnant les moyens d’experimenter un mode de « survie » sur 3 jours en n’achetant ni apportant aucun aliment, sans préparation (sans cuisson), mais aussi en prenant le temps de rencontrer les habitants et discuter avec eux des enjeux liés au projet de l’Ecovallée et envisager des propositions constructives. Ceux d’entre vous qui ont deja participé a une marche itinérante-cueillette sont bienvenus pour participer à l’organisation et à l’accompagnement des nouveaux. Contactez-moi pour plus d’infos.

Bertrand »

Ci-dessous le descriptif de la marche-cueillette :

MARCHE-CUEILLETTE DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE ALIMENTAIRE, SAUVAGE ET CULTIVE DE LA PLAINE DU VAR

Faisons un bout de chemin ensemble dans la plaine du var, …. paradis terrestre potentiel. Les 28, 29, et 30 Septembre 2012

Du fait de sa situation climatique et de la zone alluvionnaire exceptionnels qu’elle constitue, la plaine du Var, ancien paradis terrestre, disparaît sous les bétonnages et projets de développement. Le projet d’Ecovallée tente de nous faire croire que le développement durable va permettre de poursuivre l’aménagement de cette vallée en arrêtant de lui porter préjudice…

Nous proposons une marche à pieds sur trois jours pour redécouvrir ce qui reste du patrimoine alimentaire en plantes, fruits, graines, racines et autres éléments organiques comestibles, que ce soit sauvages ou anciennement cultivés mais abandonnés, dans les derniers îlots de nature de cette vallée. Nous souhaitons par cette action montrer qu’il est encore réalisable, même dans ces zones, de vivre de cueillette sans rien acheter ou emporter à manger et ce de manière joyeuse, agréable et saine. Nous partagerons nos connaissances entre participants et habitants de la vallée ainsi que nos sensibilités à propos de ces projets de développement.

Durant ces trois jours de marche les participants pourront se joindre au groupe sur un tronçon ou lors des 3 journées complètes. Des créneaux horaires et lieux de rendez-vous seront proposés pour rejoindre le groupe (renseignements sur inscription). Le 29 septembre au soir, nous rejoindrons le Café du monde à Castagniers. Cette marche est organisée en préparation de la Marche pour l’eau et la terre, Le 20 Octobre 2012 dans la Plaine du Var, en partenariat avec le Collectif OIN, pour un débat citoyen, Colibris 06 et le Mouvement citoyen du pays Niçois.

Renseignements et inscription : tribunature@no-log.org ou 04 93 03 27 81 Bertrand et Katia

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Pissenlit

Le Pisse-au-lit (Pissenlit), comme son nom l’indique, est réputé pour ses vertus diurétique. Par ailleurs, la plante est utilisée en Phytothérapie, en Homéopathie, en lotion, en cuisine ou sous différentes autres formes.

Son nom latin : Taraxacum officinale dit commun.

Le pissenlit est également nommé :

  • Dent-de-lion
  • Laitue-de-chien
  • Salade de taupe
  • Couronne-de-moine
  • Florin d’or

D’après le livre de Maria Treben, « ce simple », comme elle le nomme, aurait une action efficace pour les personnes souffrant de diabète. La personne devrait en manger jusqu’à 10 tiges par jour durant la saison de floraison. Les tiges des fleurs sont lavées et, ensuite seulement, les fleurs sont enlevées et mâchées lentement. Le suc frais du pissent fait qui plus est disparaître les verrues et les tâches de rousseur.

Les infusions de cette fleur auraient des effets dépuratifs, digestifs, diurétiques et tonifiantes. De plus, les racines de pissenlit séchées et moulues servent à faire une sorte de café (Chicorée). Attention : en cas de calcul biliaire, les racines de pissenlit peuvent causer de l’hyperacidité. Les fibres de la plante fraîches(feuilles) sont utiles contre la constipation.

Je vous décrit un peu la plante, unique en son genre, simple et facile à reconnaître :

  • Feuilles dentées et allongées.
  • Fleurs à la couleur jaune.
  • La fleur à la particularité de se transformer en plumeaux sphérique.

Les graines sont très atypiques, car elles se décollent au moindre coup de vent. Les enfants s’amusent souvent à souffler dessus, pour les voir s’envoler. Le pissenlit est une plante vivace et rustique. Il appartient à la famille des chicorées.

La floraison du pissenlit est assez longue. Elle débute en Mars et fini vers le mois de Novembre. Au début du printemps, aux alentour du 20 Février, c’est le meilleur moment pour cueillir les premières feuilles de pissenlit dans les près. Tout dépend de la rigueur de l’hiver, de la température et de l’ensoleillement. A la recherche du pissenlit, je préfère les grandes prairies ou les grands parcs à moutons, loin de toute culture céréalière. Je fouille souvent les talus de taupe, car le pissenlit qui y pousse a des feuilles bien plus longues et plus tendres. L’avantage de cueillir le pissenlit au début du printemps, c’est que ces jeunes pousses sont moins amères et plus goûteuses que lorsqu’il atteint sa maturité végétative. Dès que je rentre chez moi, je le nettoie et prépare ma salade préférée. J’ai une pensée toute particulière pour ma grand-mère qui préconisait une cure de pissenlit, une fois dans l’année : durant 1 mois, 1 repas de pissenlit par jour. Bon pied, bon œil, et ce à plus de 85 ans. Elle aimait plaisanter et me disait souvent ce proverbe :

« Mange de la salade et tu ne seras pas malade »

Elle me vantait ses vertus : « Le pissenlit nettoie le sang, le foie et la vésicule biliaire. »

Elle me disait également que cela vaut un vrai nettoyage de printemps. Donc, je suis ses précieux conseils.

Exemple : Salade de pissenlit

aux échalotes et ails ou aux différentes feuilles du printemps : feuilles de pissenlit+roquette+épinard+betterave rouge+laitue.

Le pissenlit a une teneur en minéraux supérieure à celle d’autres légumes. Les feuilles de pissenlit sont très riches en vitamine C, Pro vitamine A, Carotène et en Minéraux.

Valeurs nutritionnelles (pour 100 g)

Cru*

AJR**

Calories

39 kcal

Protéines

2,7 g

Glucides

5,7 g

Lipides

0,7 g

Fibres

3,5 g

30 g

Sodium

76 mg

Potassium

418 mg

2 000 mg

Pro vitamine A

8 400 µg

4 800 µg

Calcium

165 mg

800 mg

Fer

3,1 mg

14 mg

Vitamine C

35 mg

80 mg

Vitamine B1

0.19 mg

1.1 mg

Vitamine B2

0.2 mg

1.4 mg

Vitamine B6

0.25 mg

1.4 mg

Vitamine B9

190 µg

200 µg

Vitamine E

2,5 mg

12 mg

* Ciqual 1995 ** Apports Journaliers Recommandés

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Cueillette sauvage de saison : végétale… et animale !

 

J’avais lu le livre Délicieux insectes, de Bruno COMBY, aux éditions Jouvence, et découvert ainsi l’intérêt de ces protéines animales.

Par la suite, nous avons pu goûter les sauterelles, attrapées à la main lorsque nous sommes assis dans un champ. Pour certains, elles avaient un goût de crabe !

Un de mes enfants a aussi goûté une coccinelle… qu’il a recraché de suite.
Les fourmis picotent à cause de l’acide formique qu’elles dégagent… pas très agréables !

Et tout dernièrement, j’étais en train de faucher de l’herbe, et je me retrouve avec plein d’œufs de fourmis accumulés sur une feuille. Je n’ai pas voulu en manger, et d’autres l’ont fait. Pour un des adultes, ils ont rappelé le goût du foie gras.

les oeufs de fourmi sont une source de protéine

Dans le livre est suggéré d’élever des crickets, délicieux et très bonne source protéinique. Ceci dit, dans la nature nous trouvons déjà pas mal d’insectes qui auront eu une vie sauvage !

Actuellement, nous trouvons dans le sud de la France, lors de nos ballades :

–         des mauves : les fleurs sont légèrement sucrées, et elles ont des vertus laxatives. Les feuilles se mangent au printemps ou en automne.

–         Les fleurs de poireaux sauvages (ou « ail sauvage » ou « Baragane ») : elles ont conservé leur goût ailé, tout en étant plus douces que l’ail.

–         Les noisettes de terre ou conopode : pas de confusion possible, elles sont seules à produire ces petits tubercules.

–         Des cerises acides ou griottes : petits fruits rouges à chair acide. L’arbre est aussi un excellent porte-greffe.

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L’expérience de la cueillette à l’état pur

Bertrand, notre ami crudivore, organise régulièrement des cueillettes itinérantes de plusieurs jours en immersion dans la nature pour apprendre à se nourrir de ce que la nature a à offrir, qu’il appelle également « expériences gastrosophiques ».

Il partage avec nous sa dernière aventure, en novembre dernier, en Italie :

LUNDI 14 / 11 :

Après bien des péripéties, nous décollons enfin de La Penne : Julie, Phil, Bert, Clotilde et Ten Shao entament la première partie de ce passionnant périple. Nous partons plein Est vers Ascros dans le but de rejoindre Menton en une bonne semaine.

Au rendez-vous, petites poires sauvages blettes et délicieuses, cormes (ou sorbes), cynorhodons, quelques noix, mures de ronce sèches et un soleil radieux !

Première nuit sur un petit col (col de l’Ail) sympa et loin de toute route, situé entre Ascros et Toudon ; le « groupe » se disperse largement sur l’espace généreux. Phil est sous bâche, Julie a monté sa tente, Clotilde se la joue « sauvage » en sac de couchage avec un sursac, elle est néanmoins équipée d’un voluptueux matelas gonflant du meilleur effet !

Ten et Bert se sont abrités sous la tente « collective », prévue pour accueillir le groupe en début de soirée (c’est qu’elles sont longues, à partir de 18h !)

Au mâtin, les bouteilles d’eau ayant dormi dehors sont gelées, et certains pieds aussi…

 MARDI 15 / 11 :

Lever de soleil grandiose…

Nous nous dérouillons avec l’exercice des « 5 tibétains » et repartons après un bon déjeuner de poires blettes. En découvrant les avantages du blettissement, certains d’entre nous abandonnent goulûment l’appréhension culturelle qu’il leur restait.

Nous découvrons le long du chemin vers Toudon la chapelle de la sainte Baume, une chapelle encastrée dans la roche face au sud ; la porte est ouverte et nous notons qu’en cas de pluie, ce lieu pourrait servir d’abri pour une nuit. Nous alternons route goudronnée et chemin de randonnée, toujours en plein soleil.

Au menu : toujours des sorbes, des poires, pommes, ainsi qu’une mine bienvenue de gesse, une verdure douce au goût de petit pois.

Nous dormons sous le mont Vial en surplombant Revest les Roches et Tourette du Château à plus de 1000m d’altitude. Au moment d’aller se coucher, les duvets des dormeurs à la belle étoile sont déjà tout blancs et craquants, brrrhhh… Ça aura été la nuit la plus froide avec un bon givre au petit matin. Heureusement le soleil est vite revenu réchauffer notre équipe.

 MERCREDI 16 / 11 :

Nous rejoignons le village de Tourette du Château pour nous réapprovisionner en eau. Le but étant de rejoindre ce jour Gilette, où nous étions supposés retrouver Yari à la mi journée.

Nous traçons à travers bois de chênes verts et oliviers, un peu en « hors pistes », parfois : paysages grandioses, lumières…. et déflagrations de fusils de chasse. Nous avons trouvé plein de bonnes choses comme poires, pommes, cormes, raisins « framboisés » , alises, verdures « sauvages »…mais aussi une foultitude de propriétés privées (de bon sens) âprement « défendues » par des chiens tous plus bruyants les uns que les autres…

Heureusement, Bert avait eu la généreuse idée d’amener avec lui un petit accordéon « de voyage » qu’il a entrepris de « débourrer » (il était neuf!) en nous jouant, de temps à autre, quelques airs pour nous « lisser les neurones » et ça, c’était un vrai plus !

Nous arrivons à Gilette vers 13h00 et attendons vainement Yari là, quelques heures au soleil, à l’abri du vent dans un petit jardin d’enfant où nous faisons sécher nos tentes et sac de couchage.

En fin d’après midi, nous reprenons la route par un petit sentier qui redescend vers la plaine du Var.

Nous mangeons nos premières olives séchées au sol, à nouveau des sorbes et plantons la tente au soleil couchant dans un endroit un peu trop humide à notre goût.

JEUDI 17 / 11 :

Nous longeons le Var et découvrons notre premier plaqueminier de la « tournée ». Ten Shao a commencé à grimper dans l’arbre puis a été relayé par Bert et Philippe, c’est une régalade générale, sauf pour Julie qui n’apprécie pas trop les kakis !

Nous rejoignons ensuite la Roquette sur Var à travers de vieux chemins un peu abandonnés où nous glanons des herbes sauvages : mauve, pissenlits, mais aussi olives, et nos premières arbouses . Parmi les herbes dont nous ne connaissions pas le nom, nous découvrons ce que nous nommons spontanément par défaut « queue de requin » et qui s’avère être l’Hyoséride radiée, qui nous nourrira tout au long de ce périple, cette plante étant très fréquente dans la zone de l’olivier.

Nous rejoignons des zones de maquis remplis de cistes sur les hauteurs de la Roquette…

En cette fin de journée, nous nous sommes retrouvés à traverser une vallée profonde. Nous sommes tombés sur un homme qui ne voulait pas que nous passions par un chemin descendant (qui était pourtant sur la carte), dont il prétendait qu’il était privé et dangereux, en affirmant que nous ne pourrions de toute façon pas remonter en face.

Et ben SI ! Clotilde a réussi, avec beaucoup de fine diplomatie, à éconduire ce manant et nous avons poursuivi vers l’épreuve qui nous attendait.

C’était un peu chaud en effet, mais le chemin « soit disant disparu » était bel et bien là, très pentu et parfois en mauvais état. Julie n’était pas en bonne condition pour ce genre de trip, mais nous y sommes finalement arrivés, joyeux et fourbus, tous ensemble. Et très courageux, les garçons ont arrosé l’arrivée d’une petite douche glaciale ! Ce fut sans doute un des événements qui a « soudé » ce primo-groupe.

Et si le susdit manant avait tenté de garder pour le lobby des chasseurs ce chemin encombré de tas considérables de cartouches et de cadavres de bouteilles de boisson alcoolisées…? Merci les « protecteurs de la nature » !!!

La nuit arrivant, nous avons monté les tentes à la nuit tombante dans un verger d’oliviers sans bien savoir si on était sur une propriété privée ou pas…

VENDREDI 18 / 11 :

Départ vers le Mont Cima, qui, à notre grande surprise, est une zone assez sauvage, pourtant proche de ces villages de l’arrière pays Niçois, mités et résidentiels. Des troupeaux de chèvres et des allures d’alpage nous font oublier la proximité de la mer.

Nous redescendons vers Aspremont où nous découvrons un des meilleurs raisins framboisé du périple.

Nous avons été accompagnés toute la journée par un chien de chasseurs égaré qui avait jeté son dévolu sur notre groupuscule et dont nous eûmes le plus grand mal à nous séparer ; heureusement, un quidam nous a aidés en enfermant l’animal dans sa propriété.

Nous trouvons encore quantité de sorbes, noix plus ou moins fermentées, et kakis mûrs et fondants en passant par Tourette Levens.

Nous terminons notre journée par une grosse marche de nuit, très agréable, et trouvons un site parfait pour les tentes… à l’aveuglette.

SAMEDI 19 / 11 :

Au matin, nous nous apercevons que nous sommes sur un surplomb, devant un soleil levant magnifique. De là, nous rejoignons Cantaron où nous nous arrêtons quelques heures à un lavoir pour faire un peu de toilette du corps et du linge, un peu de musique, trois pas de valse et de mazurka et nous repartons direction de Peille où nous nous régalons à nouveau d’olives séchées au soleil et de verdure…

Nous trouvons aussi ce jour des nèfles d’Europe excellentes.

Nous terminons la journée avec du mal a trouver un spot agréable, dans un vent assez froid et en essayant d’éviter l’autoroute qui ne passe pas loin. Finalement, une petite forêt encaissée nous accueille. Phil dit avoir passé sa meilleure nuit dans l’énergie forestière de chênes verts.

 DIMANCHE 20 / 11 :

Julie nous déclare son souhait d’arrêter la marche ; elle se sent épuisée et pas tout a fait prête pour cette alimentation. Elle a du mal avec le manque de « variété » dans un repas.

Nous l’encourageons à tenter quelques journées avec moins de marche et l’approche de la mer qui devrait nous apporter plus de variété, justement. En effet, ce jour nous descendons tranquillement vers Roquebrune où nous glanons le long des clôtures privées, raisins, caroubes, agrumes, kakis et figues de barabarie dont Julie, qui n’aime toujours pas les kakis, se régale… mais attention aux épines !

Un avocatier nous a même nargué mais ses fruits étaient inaccessibles.

Nous sommes arrivés à Roquebrune / Cap Martin et nous sommes installés comme des rois sur la plage (proche de la gare) presque déserte, en fin d’après-midi. Les filles se sont baignées dans l’allégresse de la mer !

Hormis notre groupe, il n’y avait là qu’un individu qui s’amusait à piloter un jouet volant, sorte d’hélicoptère à 4 rotors, avec son téléphone : impressionnant !

Durant la nuit nous avons eu une pluie mineure qui ne nous a pas plus dérangé que ça, en tout cas, pour ceux qui étaient en tente…

 DIMANCHE 20 / 11 :

Le matin, nos ablutions pratiquées à l’aide d’une douche publique de plage, nous nous remettons en chemin. Nous faisons le tour du Cap Martin par un chemin bétonné qui le longe, sans grand charme.

Par contre, ensuite, Clotilde nous fait découvrir une plante buissonnante de bord de mer qui pourrait s’apparenter aux chénopodes, mais en version salée : Atriplex halimus . Excellent !

Suivrons quelques dattes glanées sur un trottoir, caroubes et, bien sûr, des agrumes en pagaille généreusement laissés à notre discrétion dans le jardin des agrumes de la ville. Intéressant, certaines des allées de Menton sont bordées de « Faux Poivriers » dont les baies, relevées, sont comestibles : c’est le fameux poivre rose, aromatique.

À cause d’une grève de certaines catégories du personnel de la SNCF, Yari, Philippe, son garçon Raphaël (8 ans et demi) et Katia, ont été obligés de trouver un moyen de transport alternatif, un bus, ce qui a eu pour effet de retarder de quelques précieuses heures notre départ pour l’Italie.

Mais nous voici partis, sur la route du bord de mer, en direction de « Vintimiglia », accompagnés par une connaissance de Bert. Tout ce béton, cette asphalte et les nombreux véhicules qui vont avec, nous font regretter de n’avoir pas choisi d’essayer de retrouver le GR 51 que nous avions suivi jusqu’à Roquebrune, même si notre carte IGN s’arrête à la frontière…

Après avoir cherché des alternatives à la route, avec un succès mitigé, nous échouons, à la nuit tombée, sur un site un peu glauque, pas très engageant du moins. À l’initiative de Phil, nous choisissons finalement de nous installer juste derrière une petite plage, entre le long mur décati d’une propriété et une rangée de platanes, plantés au bord d’un ruisseau, qui nous fournissent un matelas épais de feuilles bien venu. La mer, agitée, se fait entendre, ainsi, bien sûr, que les sempiternels chiens de garde durant cette première nuit en Italie, avec le groupe au complet…

 LUNDI 21 / 11 :

 Au matin, Julie et Phil nous annoncent leur décision : ils dissident ! Chacun a ses raisons et nous nous séparons une fois rejointe la route principale, tout en ayant au préalable consommé ensemble un plantureux repas de clémentines sauvées de l’abandon pur et simple.

Nous connaissons quelques difficultés pour trouver notre chemin vers l’arrière-pays… Car nous sommes gavés de route bitumée et des autres nuisances de ce qu’on appelle pompeusement « la Civilisation ».

Heureusement, kakis, cormes et jujubes nous stimulent dans notre avancée…

L’agrément reprit peu à peu le dessus sur son pendant tandis que le nouveau groupe s’apprenait, que de nouveaux liens naissaient petit à petit… sous le soleil !

MARDI 22 / 11 :

Nous étions parvenus à Torri et notre objectif déclaré pour la journée était de nous rendre à Airole. Nous n’avions pas de carte et nous nous en remîmes aux rares pancartes, pour nous guider sur un bon chemin de randonnée balisé : petite pause baignade des « uns » dans une grande vasque d’eau claire et bien fraîche, puis longue montée au soleil au milieu des bruyères… Deuxième pause plus haut au bord de la même rivière, baignade des « autres », et concert bucolique : Katia étant venue avec une flûte, elle enrichit les ritournelles que Bert continue à nous servir à l’accordéon, un bon plan intarissable ! La redescente sur l’autre versant nous réservait une mauvaise surprise : nous nous sommes retrouvés entre les feux de plusieurs chasseurs épris de cartouches… une vraie fusillade, désagréable et dangereuse…

 MERCREDI 23 / 11 :

D’Airole, nous sommes allés jusqu’à Rochetta Nervina qui tire son nom des roches striées très caractéristiques de ses alentours.

Nous avons trouvé dans ce village un noyer mémorable qui nous a fourni, en quantité, des noix fermentées toutes meilleures les unes que les autres. Philippe et Raphaël y ont découvert, à leur tour, les charmes de ces fermentations.

C’est ainsi que nous avons traversé des pierriers tout-à-fait particuliers constitués de sortes de fragments de pierres en forme de « frites » et le soleil nous inondait toujours de ses bienfaits. Je ne sais plus si c’est par là que Bert à décidé d’acheter des cartes pour que trouver notre chemin soit plus aisé, mais ça n’a pas été très concluant. Bien souvent, les indications de la carte étaient en contradiction avec la signalisation sur le terrain (quand elle existait), voire avec les conseils de gens interrogés sur place, ce qui ne faisait qu’ajouter à la confusion, car la cohérence entre ces diverses sources d’infos était plus que rare…

J’ai appris depuis, de la bouche même d’une amie italienne, qu’il valait mieux acheter des cartes IGN avant de venir en Italie car les cartes italiennes sont de qualité médiocre autant pour leur imprécision que pour la fragilité du papier employé !

 JEUDI 24 / 11:

Nous quittons alors Rochetta Nervina pour nous rendre à Dolce Acqua. Un bon trip sous le soleil, particulièrement agréable car les températures sont quand même hivernales, à ces altitudes…

Les partages de connaissance ou d’ignorance continuent la construction de notre « Entité Groupale » et la nature, pas trop défigurée, nous stimule durant nos parcours initiatiques et gastrosophiques.

 VENDREDI 25 / 11:

Dolce Acqua-Périnaldo, tel est l’objectif de ce jour ensoleillé.

La profusion de nourriture est révélatrice de la capacité de surabondance qu’on peut trouver dans la nature. Kakis, arbouses, olives, raisins, agrumes et, pour finir, des noix pléthoriques, mangées au pied du noyer, sous les yeux médusés de quelques mamans et enfants.

Pour Ten Shao, qui n’a pas pris le soin de se couvrir durant ce repas final et la courte marche qui l’a suivi à destination d’un « spot » pour planter le campement, le coup de froid sur le début de digestion s’est soldé par des douleurs abdominales sporadiques durant quelques jours…

SAMEDI 26 / 11:

L’ambition du jour est de relier Perinaldo à Ceriana, en passant par le Mt. Bignone (+1252m !). Une longue journée de marche soutenue, on sent bien son sac sur le dos !

Heureusement, le soleil est encore avec nous, ce qui nous permet de déguster de beaux paysages, notamment en haut du Mt Bignone .

Il me semble que c’est durant la descente que nous avons pu nous régaler de coulemelles excellentes et généreuses dont « l’excédent » à été pris en charge par Raphaël, tout content de faire cette expérience, parfois éprouvante pour lui, avec son père et nous . Soit dit en passant, « Raphy » a bien assuré, rares sont les moments où Philippe (chapeau bas !), en plus de leur 2 sacs, se l’est pris sur les épaules ou par la main lorsque le garçon montrait des signes de fatigue ! Et quels cueilleurs !

 DIMANCHE 27 / 11:

On a encore bien galéré avec ces histoires de cartes quasi fantaisistes pour (presque) relier Cariana à Taggia .

En cours de route, nous nous sommes séparés avec regrets de Clotilde qui devait assurer la préparation de son voyage familial en Inde, snif !

Beaucoup de marche aussi ce jour-là, surtout après une nuit perturbée par le bruit incessant de l’ « Autostrada » trop proche, relayée, dans les creux, par ces chers canidés-veilleurs grands pourfendeurs de silence relatif !

Tout le monde était un peu « ensucké »… sauf le soleil qui nous dardait encore et toujours ses agréables rayons !

LUNDI 28 / 11 :

Afin d’éviter de camper trop près de l’autoroute, nous avons décidé, en quittant Taggia, de diriger nos pas (autant que faire se pouvait) vers Castellaro via Pompana.

Heureusement, le soleil était toujours là et nous avons ramassé chemin faisant des avocats, agrumes, du raisin, quelques pommes et figues de barbarie. Toujours bon à prendre…

Il nous a fallu un supplément d’efforts pour trouver, dans un fond de vallon, une petite aire de pique-nique et des emplacements à flanc de pente pour planter nos tentes à l’abri du brouhaha infernal de la continuelle circulation autoroutière. Mais quel ravissements d’entendre nos amis musiciens rehausser le cadre bucolique de leurs dialogues mélodieux !

L’idée devient nette pour tous qu’un besoin de se « poser » un peu se fait de plus en plus sentir ; cela nécessiterait un spot au calme mais recelant toutefois quelque potentiel nourricier… pas évident !

 MARDI 29 / 11 :

 Mhhh ! La flûte de Katia dans la forêt ! Ambiance fées et lutins garantie !

De Castellaro, notre ambition est d’aller jusqu’à Linguiglietta, en passant, à priori, par Pompeiana.

Kakis, raisins, coulemelles et récoltes usuelles ont émaillé notre parcours sous le soleil, toujours fidèle au poste.

Parcours relativement cool comparé aux journées précédentes…

Avons trouvé un grand « plat » pour camper, sous des bouquets de Chênes, pas vraiment assez loin, cependant, du générateur de nuisances sonores n° 1 du secteur.

 MERCREDI 30 / 11 :

 Au pliage de leur tente, Yari et Ten Shao découvrent un scorpion et quelques araignées de bonne taille, avant d’aller se régaler des fruits du plaqueminier et de la vigne repérés la veille à 2mn du campement .

Prendre des forces avant de nous lancer dans l’expédition du jour : Linguiglietta-Civezza -Torazza est un délicieux plaisir avec ces produits abondants et faciles d’accès.

Durant l’après-midi, Ten Shao, un peu en arrière, a perdu le contact avec le groupe pendant deux heures, avant l’arrivée à Civezza. Un embranchement lui avait échappé dans sa hâte à rejoindre le groupe…

Civezza étant un village étendu de tout son long sur une grande crête, avec trois églises éloignées les unes des autres au gré du relief, il n’a pas été aisé de recoller les morceaux et il a fallu faire appel à la technologie du téléphone mobile afin de réduire la perte de temps due à la situation.

Le chanceux Ten Shao a bénéficié d’un réconfortant massage du dos par les mains douces et habiles de Katia et, plus tard, dans la chaleur du sac de couchage, d’un massage des pieds appliqué par Yari, que du bonheur !

Non loin de Torazza, un spot sous couvert d’oliviers nous accueille agréablement. Quelques nuisances canines en provenance de la vallée mais cueillettes potentielles diverses pour le matin à venir.

 JEUDI 1ER DÉCEMBRE :

 Aujourd’hui, nous faisons « pédale douce », le projet étant de se rapprocher sensiblement d’Impéria (deux communes agglomérées) sans se farcir l’autoroute : un défi !… Réussi !

À 16h30, nous sommes déjà tous installés sur un site cool, herbeux, sous de jeunes oliviers, après une bonne journée tranquille, ensoleillée, agrémentée de bâfrades diverses : agrumes variés, super jujubes, kakis, grenades, olives, raisins… une opulence qui frise l’indécence sur le court parcours entre Torazza et Cantalupo

Il faut dire que, demain, on a prévu de lever le camp à 9h au plus tard car nous avons décidé collectivement d’accompagner Katia à une gare puisqu’elle a d’autres engagements à tenir. Il nous faudra donc descendre à Impéria où certains d’entre nous profiterons de l’occasion pour se connecter brièvement dans un Cyberespace, histoire de vérifier si des mails demandent à être traités rapidement, avant de repartir dans les hauteurs…

VENDREDI 2 / 12 :

Est-ce tristesse du ciel saluant le départ prochain de Katia avec quelques larmes de pluie dès 5h du matin ?

Pour la première fois depuis quasi trois semaines, nous devons plier, sous la pluie, du matos trempé et nous vêtir en conséquence : le ciel, si clément jusqu’ici, est aujourd’hui lourd de menaces liquides qui ne se lassent pas de tomber, parfois légères, mais le plus souvent en rangs serrés de grosses gouttes d’eau mouillée !

Cela ne nous empêche pas de trouver l’un des aliments les plus marquants de notre périple en présence de deux avocatiers abondamment garnis de fruits absolument délicieux qui ont fait l’unanimité et la réjouissance du groupe. Des avocats noirs, pour la plupart séchés sous le pied, dont seules les graines se soustrayaient à notre gourmandise.

Un régal « apothéotique » ! combiné à une bien agréable rencontre avec un homme affable en compagnie duquel nous avons échangé de façon aussi riche que possible compte tenu de la barrière linguistique un peu fissurée entre nous.

Après quoi nous nous remîmes en route pour honorer le « contrat », arriver à une gare à une heure valable pour que Katia puisse s’en retourner sans problèmes vers ses occupations. La ville, la pluie quasi incessante, le départ de Katia, dernier élément féminin du groupe ; après ces périodes paradisiaques, autant de stress peu engageants à assumer…

Mais, bon, après le départ de Katia, renseignements pris, nous nous rendons sur l’autre commune d’Impéria afin d’ y trouver le Cyberespace requis pour nos projets… Un Italien interpellé par Bert a la gentillesse de nous guider jusqu’à la petite échoppe. Trop petite pour nous accueillir tous en même temps, seuls Bert et Ten Shao s’y rendent dans un premier temps tandis que Raphy, Philippe et Yari les attendent, à l’abri, sous une sorte de galerie commerciale comme on en trouve beaucoup sur le pourtour méditerranéen. Une fois leur mission accomplie, Bert et Ten Shao reviennent à la galerie pour y retrouver leurs comparses et poursuivre le programme.

Là commencent les soucis : pendant leur attente, Philippe, Raphy et Yari ont étés interpellés par des policiers italiens qui ont finalement embarqué Philippe et Raphy pour contrôler son identité ! En effet, Philippe n’avait jamais songé à la parano ambiante et ne possédait pas de papiers d’identités pour Raphy…

Ma, qué kazo !

Pour faire bref, cette embrouille a entraîné un résultat désolant : il nous a fallu attendre jusqu’à 16h30 pour récupérer nos amis !

L’heure était grave et trop tardive pour que nous entreprenions de retourner vers les hauteurs, nuit tombante, sous la pluie fréquemment torrentielle, en vue d’y trouver un hypothétique lieu propice au camping sauvage. Raphy était traumatisé par cette expérience policière où son père avait fait l’objet de la suspicion de « kidnapping », certains d’entre nous étaient globalement trempés…

C’est ainsi que nous avons changé nos plans et décidé de revenir, par le train, vers Vintimille, dans l’espoir d’y finir la nuit à l’abri dans un train…

Toutefois, lorsque, vers 18h, nous arrivâmes à la gare de Vintimille, nous vîmes à quai un train français à destination de Grasse, ce qui nous a donné l’idée de continuer dans cette direction avec l’intention de nous arrêter à Roquebrune-Cap Martin où nous espérions trouver un havre paisible pour nous reposer au sec.

Une fois dans ce train, l’analyse de la situation nous poussa à en décider autrement et nous choisîmes d’aller plutôt jusqu’à chez Ten Shao trouver le lieu ressource que nous cherchions depuis plusieurs jours. Afin de mieux repartir, « du bon pied » dans une variation imprévue du projet global initial.

Nous étions au chaud, nous séchions tranquillement, tout allait mieux et nous recommencions à envisager la suite sans stress… Cool !

Lorsque le train stoppa en gare de Nice, on nous annonça subitement que, en raison d’une pagaille indescriptible due aux aléas climatiques (la pluie sévissait aussi de ce côté de la frontière!), ce train n’irait pas plus loin mais que, juste devant lui, un autre train s’apprêtait à partir pour Fréjus.

Avec une foule d’autres voyageurs, nous prîmes d’assaut cet autre train et trouvâmes des places douillettes pour la suite des événements. Dans l’heure qui suivit, le train qui n’avait pas encore bougé, se vida et se remplit plusieurs fois, au gré des différentes annonces de la SNCF apparemment débordée. Naturellement, nous sommes restés paisiblement installés, spectateurs amusés de toute cette agitation délirante, sachant que, ici ou ailleurs, statiques ou en mouvement, ce qui comptait, c’était qu’on était à l’abri…

Enfin, le train s’ébranla, bondé à bloc… Nous arrivâmes en gare de Golfe-Juan/Vallauris à 21h30, frais et dispos pour parcourir la petite demi-heure de route montant à Vallauris, « fief » de Ten Shao, la pluie avait même cessé !

Dans la « grange » de Ten Shao, chacun put goûter un repos bien mérité après ces pérégrinations légèrement tumultueuses et un repas d’oléagineux de choix offert par leur hôte…

SAMEDI 3 / 12 :

Grasse mat’, étalement des tentes et autre matos mouillé puis journée consacrée à l’exploration en mode « relax » des environs.

Quelques raisins assez particuliers, de bonnes amandes (enfin!), des quantités d’agrumes divers égayèrent cette journée durant laquelle le soleil, magnanime, refit son apparition, pour la plus grande satisfaction de tous…

 DIMANCHE 4 / 12 :

Repackage des sacs, séchage final des équipements, tout cela nous amena à repartir assez tard, vers midi.

Ten Shao, qui avait décidé d’arrêter là l’expérience, nous a toutefois accompagnés en direction de la sortie du village correspondant à l’itinéraire décidé la veille .

Incidemment, sur le chemin, un plaqueminier de belle taille nous appela des couleurs de ses fruits rouges, ça tombait bien ! Nous avons alors rencontré le « propriétaire » de l’arbre qui nous a fort bien accueilli et avec lequel nous nous sommes entretenus dans un agréable commerce durant une bonne heure tout en dégustant les fruits que nous attrapions à l’aide d’un cueilleur « ancestral » mis à notre disposition par notre hôte, bien du bonheur derechef !

Ensuite, nous nous remîmes en route vers de nouvelles aventures en laissant derrière nous Ten Shao…  Nous avons poursuivi vers le nord et traversé la parc de la Valmasque.

Arrivés vers Valbonne nous demandons a un vieux paysan si on peut manger ses restes de kakis séchés sur l arbre. Il nous accueille gentiment et nous partageons une discussion sur la politique et le monde…

Nous poursuivons et, à la nuit tombante, à Valbonne où nous sommes accostés par un maçon « enfant de Valbonne » très attaché à son village. Il insiste pour nous faire un tour de visite de son village. Il est très surpris par notre expérience à laquelle il ne croit qu’à moitié. Nous lui faisons découvrir les micocoules petits fruits noirs très sucre, fréquents sur les places de village provençaux.

Nous poursuivons de nuit vers Opio et trouvons une petite pinède avec un bon tapis d’aiguilles pour matelas.

 LUNDI 5 / 12 :

Nous poursuivons vers Opio, Le Rouret. Dans un quartier résidentiel nous avons l’audace de demander à une propriétaire de ramasser quelques kakis qu’elle ne ramasse apparemment pas. Elle nous y autorise généreusement.

Mais en partant, un voisin nous ayant vus dans l’arbre, supposant que nous y étions allés par effraction, il contacte un policier municipal qui nous interpelle. On s ‘explique calmement et il nous souhaite bonne route.

Nous atteignons plus vite que prévu Le Bar sur loup, où nous trouvons encore kakis, mandarines amandes.

Et tentons le « chemin du paradis » qui surplombe la vallée du Loup pour rejoindre Guido et Sylvaine à Gréolières. Nous y arrivons tard assez fatigués.

 MARDI 6 / 12 :

Après un temps de repos passé à discuter avec Guido et l’aider un peu au jardin, nous reprenons la route pour grimper le Cheiron et atteindre Gréolières les Neiges à la nuit tombante, sous un vent glacial à 1600 m. d’altitude.

Nous faisons un feu pour nous réchauffer mais c’est insuffisant, on se glisse alors sous nos sacs de couchage.

 MERCREDI 7 / 12 :

Nous redescendons le Cheiron vers Aiglun. C’est une forte pente continue et c’est épuisant pour les cuisses !

Nous trouvons alises, pommes, cynorhodons.

Arrivés à Vescagne, Bertand part vers Sigale pour rejoindre La Penne et Yari, Raphael et Philippe poursuivent vers Collongues pour atteindre Les Gouttes D’O.

 CONCLUSIONS :

Au niveau alimentaire, nous n’avons jamais manqué de nourriture.

A certains moments, nous recherchions peut être un peu plus les protéines.

Les fruits restent majoritaires dans l’équilibre, ils sont trop tentants !

Une expérience au printemps permettrait de tester un plus grande proportion de verdure.

Nous avons eu beaucoup de chance au niveau de la météo, un seul jour de pluie et des températures exceptionnellement élevées pour la saison.

Une fois de plus, nous constatons que les arrivées de nouveaux et les départs de participants sont problématiques pour le groupe et les plannings. En effet, le groupe se constitue, se soude, au fil des bons moments et épreuves, les relations qui s’établissent entre les membres génèrent une « entité groupale ». Au niveau communication, c’est un processus complet. Des changements intempestifs de participants altèrent ce processus.

 Julie, par sa « défaillance », nous a montré une fois de plus que l’expérience n’est pas facile pour des personnes qui ne sont pas déjà initiées à l’alimentation crue.

 Il s’agit déjà d’une expérience importante de dépassement de soi que de se satisfaire d’aliments trouvés dans la nature, sauvages ou domestiqués, sans les dénaturer d’aucune façon !

L’effort physique rajoute une difficulté, même si ce n ‘est pas un marathon ; nous avons besoin de nous déplacer régulièrement pour satisfaire curiosité, diversité, qui sont importants pour l’équilibre psychologique durant l’expérience.

Si la prise alimentaire en monodiète est une difficulté, cela ne facilite pas l’expérience…

 Nous décidons donc de proposer une prochaine session d’ « initiation », pour des personnes qui découvrent, en ne partant qu’une semaine en avril du 21 au 27 dans le Var.

Nous avons tous trouvé que la difficulté principale de ce type de randonnée en hiver est la longueur des nuits, qui implique beaucoup de temps passé dans la tente pour ne pas avoir froid. Nous avons passé des soirées sympathiques dans la tente principale, ce qui a beaucoup aidé.

Enfin, une charge importante sur le dos étant un facteur de découragement, nous souhaitons expérimenter une prochaine « longue » itinérance avec des animaux de bât.

Alors, prêts pour l’aventure, vous aussi ?

Contact : bert.ollivier@gmail.com

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Kakis, pour le plaisir des yeux

A présent que les feuilles changent de couleur et tombent, les kakis ne sont que plus visibles et toujours aussi  bons !

Voici quelques photos, pour le plaisir des yeux et mettre en appétit.

C’est assez fou de voir le nombre de gens qui ne cueillent jamais leurs kakis, ou encore qui pour l’instant les laissent perdre car ils sont persuadés qu’il ne faut en manger qu’une fois les premières gelées passées !

Des mini-kakis, au goût différent

Le résultat d’une seule petite cueillette sur un arbre (sans compter tous ceux mangés…)

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