À Propos de Manger cru

Voici notre présentation, rédigée à plusieurs voix…

La nature a une expérience de plusieurs centaines de millions d’années. Mais l’homme se croit plus intelligent qu’elle. Il a inventé l’agriculture intensive, les pesticides, la pollution (et j’en passe …). Il pille et saccage la Terre.

Nous avons aussi inventé les plats cuisinés. Ce faisant, nous saccageons aussi notre organisme, le seul compagnon que nous gardons toute notre vie (que nous le voulions ou pas).

La nature a inventé les aliments crus. Elle nous a fourni le mode d’emploi : le plaisir. Si nous voulons nous réconcilier avec notre organisme, être en pleine forme, lutter contre l’obésité, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à la nature.

Suivre des régimes alimentaires, c’est de nouveau écouter l’homme : le grand destructeur qui croit tout savoir, tout faire mieux que la nature.

En mangeant brut, nous laissons la nature reprendre progressivement la place qui était la sienne : celle d’un organisme qui se soigne par lui-même et pour lui-même, qui retrouve le langage naturel qui était le sien depuis la nuit des temps.

Auteur : Yves Ehrenbogen

 

Manger brut, ce n’est pas manger comme des brutes !

Nous avons créé ce blog afin d’échanger sur une pratique que nous avons adopté et qui nous tient à cœur parce que nous en éprouvons les bienfaits au quotidien : l’alimentation crue, non dénaturée. En effet, manger un aliment « nature », c’est le consommer non mélangé, seul, sans aucune modification.

Pas besoin de préparer des carottes râpées pour manger des carottes quand il suffit de croquer dedans !

Mais, me direz-vous, ne perd-t-on pas alors quelque chose ? Notamment le goût subtil de la sauce salade qui vient rehausser celui des carottes et entrer en alchimie avec lui ?

Eh bien, la bonne nouvelle, c’est que quand on mange nature, quand on mange brut, la saveur des aliments est rehaussée ! Plus besoin d’artifices pour se délecter de tout ce que la nature peut nous offrir. L’alchimie se fait entre notre corps et l’aliment, sans intermédiaires, et une explosion de saveurs a alors lieu dans notre palais.

On découvre un monde de saveurs insoupçonnées, on apprend à connaître une gamme incroyable de diversité alimentaire également (vive la biodiversité !) et manger devient un acte de réjouissance et de communion avec le monde du vivant.

Manger brut, c’est, avec le temps, aussi manger certains végétaux avec leur peau, voire avec leur noyaux. Quel intérêt à cela ? L’intérêt principal, en plus de ce que cela apporte sans doute comme nutriments, est que cela permet de mieux se fier au ressenti de son corps pour arrêter de manger. Mais qu’importe en vérité car, quand on mange brut, on ne mange pas en suivant des préceptes, en cherchant à avoir telles vitamines, telles protéines, etc. On mange avec ses tripes ! On mange en suivant le langage de son corps. On renoue avec notre corporéité profonde.

Ce pourquoi on se laisse guider par ses sens : non seulement l’odorat, avant de choisir un aliment, mais aussi le goût. Si ce n’est pas bon, on recrache ! Si ce n’est pas terrible, en tout cas pas magnifique, autant passer à autre chose. Quand on choisit bien, un aliment peut être incroyablement délicieux, il détend tout le corps, on lit qu’il est « lumineux ».

Ce n’est pas l’aliment en lui même qui est tel, mais c’est le dialogue qu’il produit avec le corps à un instant t. L’aliment en soi c’est pas bon ou mauvais, c’est le dialogue, la relation avec le corps qui dicte la qualité du ressenti. C’est pourquoi une chose peut être bonne un jour et mauvaise le lendemain ! Les choses ne sont pas figées et il convient d’avoir toujours l’esprit et surtout, le cœur et les sens ouverts.

Manger brut, c’est aussi manger de la viande crue. Car, quand on ne mange pas avec sa tête, on peut se laisser appeler par les produits animaux, au contraire de si l’on pense par exemple que l’idéal est le végétalisme. A notre connaissance, toutes les personnes ayant une alimentation crue et non dénaturée finissent par manger de la viande… ou bien abandonnent cette pratique ! (soit en remangeant cuit, soit en mangeant cru mais avec des mélanges)

Mais il y a manger de la viande et manger de la viande. Quand on mange brut, on est empreint de respect et de reconnaissance envers l’animal dont on découvre la chair. Par ailleurs, on choisit de la viande non seulement bio, mais de préférence ayant eu un mode de vie et une alimentation optimale, c’est-à-dire, non seulement élevée en plein air mais aussi généralement n’ayant pas été nourrie de céréales, entre autre. Cela fait une sacré différence sur les plans éthiques mais aussi écologiques…

Pour autant, la consommation de ce genre de protéines peut être modérée si cela couvre les besoins du corps. Et il est intéressant de savoir qu’au début de la pratique, il est possible de ne pas être attiré du tout par les produits animaux pendant une période qui peut s’avérer être assez longue. C’est souvent le temps dont le corps a besoin pour éliminer les protéines animales cuites qu’il avait emmagasiné.

D’ailleurs, s’il y avait un idéal à avoir, pour moi ce serait celui de la nourriture sauvage. RRRRRHHH, ça c’est vraiment brut de brut ! Les aliments sauvages sont bien plus intenses, ils n’ont pas été sélectionnés par l’homme pour être bons quand ils seront cuits, par exemple, ou encore pour avoir une grande taille, une bonne « gueule » ou avoir un goût le plus sucré possible. Le goût d’une merise n’a rien à voir avec celui d’une cerise, par exemple. Tout comme du saumon sauvage est bien différent que le saumon d’élevage…

Les produits issus de l’agriculture et de l’élevage sont des pis aller, c’est intéressant d’en avoir conscience.

On mange moins quand on se nourrit de cueillette, parce que les aliments sont plus riches et plus goûteux, ce qui satisfait davantage le corps. Celui-ci s’en contente davantage.

C’est aussi plus d’autonomie financière et davantage de communion avec la nature.

Apprendre à re-développer la cueillette est ce qui nous appartient de développer à présent, en se laissant là encore guider par nos sens. C’est finalement cultiver quelque chose : cultiver en nous notre joie d’être au monde et notre émerveillement.

Je voudrais conclure en disant que manger brut, c’est finalement introduire plus de douceur dans notre vie et, par là, dans le monde.  Se reconnecter à notre nature brute, n’est-ce pas finalement aller vers plus d’humanité ?

D’ailleurs, cela modifie tellement de choses dans notre rapport au monde…

Bon appétit !

Auteure : Caroube

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