Témoignage Suite : Les bienfaits derrière les tentations

Les bienfaits derrière les tentations

Voici un témoignage très intéressant… Merci à son auteure !

Quand on détoxique, il semble que notre corps le fait aussi avec les neurones. Les liaisons neuronales anciennes qui s’étaient accordées sous le contexte cuit se recréent sous le contexte cru… Ce, avec amélioration des connexions, réparation des anciennes, optimisation, séparation des connexions inutiles ou erronées, etc. Je ne sais pas si c’est prouvé ou non, mais cette info m’a été utile.

En effet, l’alimentaire est chez moi très relié à l’affectif, aux souvenirs d’enfance, aux odeurs des p’tits plats familiaux, etc.

Dans Manger Vrai, GCB parlait du chamboulement psychologique qu’une personne qui passe au cru va faire. Je voyais bien un lâcher-prise sur la « drogue » du cuit, ainsi que le fait de devoir prendre le temps de manger en conscience, dépasser ses comportements boulimiques, etc. Là dessus, je pouvais faire quelque chose, j’étais dans l’action.

Quand j’ai entendu l’explication physiologique sur les neurones, j’ai compris que, bien au-delà de ce dont j’avais conscience, il se passait des choses d’une ampleur que je n’imaginais pas et qui dépasse mon champ d’action.

Mon corps reprend sa place d’acteur dans mon être, et c’est effectivement assez chamboulant car j’avais l’habitude de tout gérer ! Lorsque j’éprouve des envies, je pense que mon corps discute avec mon mental sur le sujet et, comme avec le cru le corps est bien plus apte à tenir l’argumentaire, je sais (d’expérience) qu’au final c’est le corps qui va l’emporter, et donc que le mental va devoir le prendre en compte, l’intégrer, l’accepter, et, du coup, changer par exemple des liaisons neuronales.

De ces dernières, il y en a une qui me paraît évidente : si je mange un aliment cuit, mon corps déclenche une sacrée dérouillée digestive, et du coup j’associe un mal-être avec cet aliment cuit. Si je suis retentée un jour, je vais y réfléchir à deux fois, et puis, avec le temps, je pense que j’aurais des liaisons de bien-être avec les aliments crus et de mal-être avec les cuits.

Alors maintenant, quand des envies pointent leur nez, je sais qu’il doit être en train de se passer plein de choses dans mes neurones, et je me réjouis du chemin que je suis en train de faire, que je cède ou pas (selon mes aptitudes du moment), et surtout, quoi que je choisisse, je le fais dans la joie !

Je ne vois pas l’écart vers le cuit comme un « craquage » mais comme un trampoline, un peu comme les « retours en arrière » des enfants pour mieux avancer, et je suis ravie de continuer d’avancer.

De ces changements neuronaux, j’ai remarqué plusieurs choses :

– Je suis plus attentionnée avec moi-même, plus indulgente.

– Des situations auparavant énervantes deviennent agréables. Par exemple, les cris des enfants m’empêchaient, quand j’étais fatiguée, de me concentrer et maintenant j’arrive de mieux en mieux à rester concentrée et, en plus, je perçois mieux la vie derrière leurs rires et leurs jeux.

– Je sens quand mon interlocuteur cherche à me mettre en colère et j’arrive maintenant souvent à ne pas me l’approprier.

– Une chose très intéressante aussi : pour faire des choix, je réfléchis aux options. La nouveauté est que maintenant mon corps prend part à cette réflexion. Par exemple, si c’est une décision qui lui convient, je peux me mettre à pleurer, ou à trembler, ou à rire, ou à éprouver une douleur quelque part, etc.

Je vis plein d’exemples comme ça, donc je me dis que ces envies et tentations sont très importantes, ce sont de sacrés rééquilibrages dont je constate ensuite les bienfaits dans ma vie. Et aussi, que je craque ou pas, l’essentiel n’est pas là, mon être ne s’arrête pas à ça, il en a vu d’autres depuis des années (cuits, drogues, alcool et j’en passe !). L’essentiel est qu’avec l’intention positionnée sur manger cru, mon être évolue à grande vitesse !

Je trouve important, qu’on mange cru à X ou Y%, de se dire qu’on mange cru. Une fois le message intégré, l’être met tout en œuvre pour que ce soit vrai, sans qu’on n’y fasse rien de spécial.

Bref, c’est une joie de se reposer en confiance sur ses capacités d’être humain !

Auteure : anonyme

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