cru et végétalisme

J’ai pu lire cet article et il a l’intérêt de questionner le cru et de mettre en exergue certaines incompréhensions véhiculées par le net :
http://www.bodyscience.fr/?Le-vegetalisme-est-il-bon-a-la

Aussi, je rajoute mon point de vue.

Crudivore ne veut pas dire végétalien. C’est une association souvent faite, certainement parce qu’aux USA c’est cette forme de crudivorisme qui est la plus médiatisée. Il existe cependant des crudivores qui mangent des protéines animales. C’est assez frustrant de se retrouver systématiquement associé aux végétaliens, parce qu’alors notre façon de manger cru est mal perçue !

Nous sommes plusieurs crudivores à nous faire suivre par des médecins et à faire des analyses sanguines régulièrement. A ce jour, les résultats montrent que nous ne souffrons d’aucune carence. Vous pouvez consulter, sur ce blog (http://mangercru100brut.com/mon-analyse-sanguine-de-septembre-2012/http://mangercru100brut.com/mon-analyse-sanguine/http://mangercru100brut.com/analyse-metaux-lourds-2012/), les rapports d’un crudivore par exemple.

Je trouve intéressant de rappeler également qu’il n’y a aucune étude scientifique qui affirme qu’il faille manger des aliments cuits.

Je ne pense pas être en mesure de savoir si globalement les humains digèrent bien ou non leur nourriture « traditionnelle » tellement les paramètres à prendre en compte sont nombreux (les pesticides, les métaux lourds, le stress, la fatigue, etc). Ce que je trouve intéressant, c’est que chacun chemine sur ses choix alimentaires de façon consciente, quels que soient ces choix.

Je ne trouve aucune étude scientifique non plus qui dit que ce n’est pas bon de manger cru.

Je constate que c’est plus le végétalisme que le cru qui est questionné.

Pourtant, se passer de produits animaux n’est pas non plus à risque à l’heure actuelle en France. Une simple surveillance annuelle d’éventuelle carence en vitamine B12 est largement suffisante. Comme une alimentation principalement composée d’aliments cuits a besoin également d’une surveillance annuelle : cholestérol, tension, etc. Aussi, il est à noter que parmi les controverses de la B12, il est dit que celle-ci serait détruite en bonne partie lors de cuissons prolongées. A noter également que la viande d’élevage contient de la B12 parce que les animaux en sont nourris par complément alimentaires.

Les crudivores qui mangent de la viande crue la choisisse très précautionneusement. La viande d’élevage n’est pas très digeste, pleine de gluten.

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Cueillette sauvage de saison : végétale… et animale !

 

J’avais lu le livre Délicieux insectes, de Bruno COMBY, aux éditions Jouvence, et découvert ainsi l’intérêt de ces protéines animales.

Par la suite, nous avons pu goûter les sauterelles, attrapées à la main lorsque nous sommes assis dans un champ. Pour certains, elles avaient un goût de crabe !

Un de mes enfants a aussi goûté une coccinelle… qu’il a recraché de suite.
Les fourmis picotent à cause de l’acide formique qu’elles dégagent… pas très agréables !

Et tout dernièrement, j’étais en train de faucher de l’herbe, et je me retrouve avec plein d’œufs de fourmis accumulés sur une feuille. Je n’ai pas voulu en manger, et d’autres l’ont fait. Pour un des adultes, ils ont rappelé le goût du foie gras.

les oeufs de fourmi sont une source de protéine

Dans le livre est suggéré d’élever des crickets, délicieux et très bonne source protéinique. Ceci dit, dans la nature nous trouvons déjà pas mal d’insectes qui auront eu une vie sauvage !

Actuellement, nous trouvons dans le sud de la France, lors de nos ballades :

–         des mauves : les fleurs sont légèrement sucrées, et elles ont des vertus laxatives. Les feuilles se mangent au printemps ou en automne.

–         Les fleurs de poireaux sauvages (ou « ail sauvage » ou « Baragane ») : elles ont conservé leur goût ailé, tout en étant plus douces que l’ail.

–         Les noisettes de terre ou conopode : pas de confusion possible, elles sont seules à produire ces petits tubercules.

–         Des cerises acides ou griottes : petits fruits rouges à chair acide. L’arbre est aussi un excellent porte-greffe.

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Maman, j’ai envie de manger cuit…

« Maman, j’ai envie de manger cuit… Les odeurs, le bon goût dans la bouche, et puis les copains mangent cuit alors ça me donne envie… Et puis je voudrais des produits exotiques et on n’en a pas, alors c’est dur… Et puis quand je viens t’en parler tu t’énerves sur moi, alors du coup j’évite de t’en parler… »

C’est ce que ma fille m’a dit et voici un résumé de ce que je lui ai répondu sur le moment.
« Oui, les odeurs donnent envie… Et tu te souviens du goût dans la bouche… Ah, c’est dur avec les copains ? Tu aimerais avoir plus d’exotique parce que tu aimes le goût et qu’alors le cuit ne t’attirerait pas… Peut-être que je pourrais m’arranger pour avoir plus d’exotiques quand tu vois tes copains qui mangent des trucs cuits ?… C’est vrai que je m’énerve, je parle fort et je dis des choses pas très claires… J’aimerais bien t’expliquer ce qui m’énerve vraiment : ce qui m’énerve c’est de ne pas avoir assez de sous pour t’offrir tous les fruits exotiques dont tu as besoin, ce qui m’énerve c’est de ne pas être aussi centrée que je le voudrais pour accueillir tes émotions au moment où tu viens m’en parler. Du coup en vrai ce qui m’énerve c’est de ne pas réussir à être la super maman que j’aimerais être pour toi. »

La discussion est ensuite passé à un autre sujet, et tous ces échanges m’ont fait réfléchir.
Est-ce-que ça me semble toujours essentiel de donner à manger cru à mes enfants ? Oui, c’est une décision mûrement réfléchie, basée sur nos expériences du cru à son père et moi. Nous avons constaté les bienfaits de l’alimentation crue et les dégâts des aliments cuits.
Mais alors, d’où me vient cette tristesse que je ressens ?
Est-ce une peur qui remonte en moi ? La peur d’être une mauvaise mère ? C’est vrai que bien souvent j’ai en face de moi des personnes qui me disent que je martyrise mes enfants de ne pas leur donner des gâteaux, des sucreries, etc. Oui, c’est compliqué encore pour moi de gérer les jugements de mes interlocuteurs. Je me retrouve à me justifier, expliquer… une prochaine fois j’essaierai de rester à l’écoute de la personne plutôt que d’écouter mes peurs de me faire juger.
Aussi, je fais plein d’efforts pour que manger cru soit un plaisir pour mes enfants. Je fais des efforts financiers, je m’organise pour trouver des aliments de qualité, dans les quantités qui leur font plaisir, etc. Et ce n’est pas suffisant… Je me sens pas assez compétente…
Finalement, j’ai peur d’être une mauvaise mère, et j’ai du coup peur que les autres le voient et me jugent ainsi.
Mais cette tristesse qui me reste… ah oui, j’ai trouvé : quand ma fille me parle, moi, je revis à travers elle les tristesses de mes propres frustrations. Du coup je n’arrive pas à l’écouter vraiment.
Je me sens soulagée là, ça va mieux. Je me repencherai plus tard sur mes émotions à moi, et je reviens sur ce dont ma fille m’a fait part, pour voir comment je l’entends maintenant.

Une discussion avec un ami il y a peu me revient en tête. Dans le cru il y a tous les goûts, et la cuisine ne cherche qu’à imiter ces goûts avec la cuisson et des recettes… falsification qui ne fait pas ses preuves puisque notre palais nous réclame toujours plus, signe qu’il n’est pas satisfait… Alors que dans le cru, le corps est pleinement satisfait lorsqu’il a ce dont il a besoin, au moment où il en a besoin, en quantité nécessaire.

Je vais pouvoir reparler à ma fille de ce sujet sans être envahie par mes propres peurs, ma propre tristesse. Je vais pouvoir être centrée quand je vais lui parler, plutôt que d’attendre que le sujet arrive à un moment où je serais débordée. Rester à l’écoute de ma fille, pouvoir accueillir ses émotions. Parce que passer à une alimentation crue, c’est aussi se reconnecter au rythme de la nature, et cette période « entre deux saisons » génère des frustrations bien légitimes.

— Doe

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