Témoignages

Premier témoignage : Rencontre du troisième cru

Je ne suis malheureusement pas tombée dans le cru à la naissance…

En fait, j’ai découvert l’alimentation crue passé mes trente ans, alors que je venais d’avoir mon troisième enfant.

Plusieurs signes sont venus en même temps pour m’y faire converger.

Alors, j’ai fait quelques recherches et je me suis lancée dans une alimentation crudivore, à 70 %. J’ai pu remarquer que j’avais plus d’énergie, malgré la fatigue post-partum.

Et puis, je suis partie en vacances, ai remangé cru et même remangé du lait, alors que je n’en consommais plus depuis quelques années. Après ça, plus moyen de me sevrer !

A ce moment là, j’ai rencontré une première personne mangeant une alimentation non dénaturée et non mélangée. Le concept de se fier à son odorat m’a semblé intéressant, mais bien trop contraignant, alors j’ai mis cela de côté.

Je n’ai pas réussi à remanger cru pendant un bon moment. L’année d’après, j’ai réussi à faire une cure de raisin et de rester ensuite sur un petit déjeuner cru, chaque matin.

Et puis, mon dernier enfant a grandi et j’ai pu davantage avoir la disponibilité mentale pour me consacrer à mes aspirations profondes. Dont remanger cru.

J’ai donc renoué avec une alimentation crudivore, cette fois-ci à 100 %. Il ne m’a plus paru possible de revenir en arrière, sauf pour quelques écarts ! Au fil des mois, les écarts se sont raréfiés, d’autant qu’avec le temps, ceux-ci étaient de plus en plus coûteux en termes d’effets négatifs.

Peu après avoir renoué avec l’alimentation crue, j’ai découvert l’alimentation 80/10/10, à savoir le fait de manger une majorité de fruits et très peu de matières grasses. J’ai constaté que cela me réussissait bien mieux. Et le fait d’avoir supprimé les huiles m’a donné envie de me diriger vers le moins d’aliments transformés possible. En tout cas, l’idée était en train de germer…

D’autant plus que mon chemin n’a alors cessé de me faire croiser soudain de plus en plus de personnes mangeant cru de façon plus ‘originelle’, plus brute. De plus en plus emplie de témoignages dont se dégageait la joie et le plaisir de cette forme d’alimentation, je me suis lancée, petit à petit. C’est aussi à cette époque que la viande s’est mise à m’attirer. Quand j’avais commencé à manger cru, la viande cuite me dégoûtait et me causait des douleurs. Mais sentir de la viande crue de très bonne qualité m’a fait renouer avec ces besoins précis de mon corps. Mais il a fallu plusieurs mois pour que je sois complètement « débloquée » aux protéines animales.

Quoi qu’il en soit, j’ai constaté les effets de cette alimentation sur mon corps, ainsi que la simplicité de ce mode de vie et tout ce qui allait avec. Je pense aussi que cela répondait à des questions implicites que je me posais depuis toujours.

Je suis reconnaissante que la vie m’ait mise sur ce chemin !

Je ne nie pas que l’on traverse toutes sortes de difficultés en mangeant cru : tout d’abord, la détoxination, les frustrations et les écarts, le fait de savoir en parler face à ses proches, gérer le fait d’être invité, etc. Le coût, également, quand on n’a pas la joie de se nourrir de cueillette ou d’avoir un jardin opulent.

Il faut sans doute avoir une bonne assise sociale et être bien centré également !

En contrepartie, il y a aussi tout un tas de bénéfices, comme le fait de se sentir plein d’énergie, d’avoir une belle peau, et tant d’autres choses encore… Se connaître réellement soi-même, être à l’écoute de son corps… Et, au-delà, de ça, c’est toute une façon d’être au monde qui se joue et ça, c’est incomparable…

Auteure : Caroube

 

Deuxième témoignage : Les bienfaits derrière les tentations

Voici un témoignage très intéressant… Merci à son auteure !

Quand on détoxique, il semble que notre corps le fait aussi avec les neurones. Les liaisons neuronales anciennes qui s’étaient accordées sous le contexte cuit se recréent sous le contexte cru… Ce, avec amélioration des connexions, réparation des anciennes, optimisation, séparation des connexions inutiles ou erronées, etc. Je ne sais pas si c’est prouvé ou non, mais cette info m’a été utile.

En effet, l’alimentaire est chez moi très relié à l’affectif, aux souvenirs d’enfance, aux odeurs des p’tits plats familiaux, etc.

Dans Manger Vrai, GCB parlait du chamboulement psychologique qu’une personne qui passe au cru va faire. Je voyais bien un lâcher-prise sur la « drogue » du cuit, ainsi que le fait de devoir prendre le temps de manger en conscience, dépasser ses comportements boulimiques, etc. Là dessus, je pouvais faire quelque chose, j’étais dans l’action.

Quand j’ai entendu l’explication physiologique sur les neurones, j’ai compris que, bien au-delà de ce dont j’avais conscience, il se passait des choses d’une ampleur que je n’imaginais pas et qui dépasse mon champ d’action.

Mon corps reprend sa place d’acteur dans mon être, et c’est effectivement assez chamboulant car j’avais l’habitude de tout gérer ! Lorsque j’éprouve des envies, je pense que mon corps discute avec mon mental sur le sujet et, comme avec le cru le corps est bien plus apte à tenir l’argumentaire, je sais (d’expérience) qu’au final c’est le corps qui va l’emporter, et donc que le mental va devoir le prendre en compte, l’intégrer, l’accepter, et, du coup, changer par exemple des liaisons neuronales.

De ces dernières, il y en a une qui me paraît évidente : si je mange un aliment cuit, mon corps déclenche une sacrée dérouillée digestive, et du coup j’associe un mal-être avec cet aliment cuit. Si je suis retentée un jour, je vais y réfléchir à deux fois, et puis, avec le temps, je pense que j’aurais des liaisons de bien-être avec les aliments crus et de mal-être avec les cuits.

Alors maintenant, quand des envies pointent leur nez, je sais qu’il doit être en train de se passer plein de choses dans mes neurones, et je me réjouis du chemin que je suis en train de faire, que je cède ou pas (selon mes aptitudes du moment), et surtout, quoi que je choisisse, je le fais dans la joie !

Je ne vois pas l’écart vers le cuit comme un « craquage » mais comme un trampoline, un peu comme les « retours en arrière » des enfants pour mieux avancer, et je suis ravie de continuer d’avancer.

De ces changements neuronaux, j’ai remarqué plusieurs choses :

– Je suis plus attentionnée avec moi-même, plus indulgente.

– Des situations auparavant énervantes deviennent agréables. Par exemple, les cris des enfants m’empêchaient, quand j’étais fatiguée, de me concentrer et maintenant j’arrive de mieux en mieux à rester concentrée et, en plus, je perçois mieux la vie derrière leurs rires et leurs jeux.

– Je sens quand mon interlocuteur cherche à me mettre en colère et j’arrive maintenant souvent à ne pas me l’approprier.

– Une chose très intéressante aussi : pour faire des choix, je réfléchis aux options. La nouveauté est que maintenant mon corps prend part à cette réflexion. Par exemple, si c’est une décision qui lui convient, je peux me mettre à pleurer, ou à trembler, ou à rire, ou à éprouver une douleur quelque part, etc.

Je vis plein d’exemples comme ça, donc je me dis que ces envies et tentations sont très importantes, ce sont de sacrés rééquilibrages dont je constate ensuite les bienfaits dans ma vie. Et aussi, que je craque ou pas, l’essentiel n’est pas là, mon être ne s’arrête pas à ça, il en a vu d’autres depuis des années (cuits, drogues, alcool et j’en passe !). L’essentiel est qu’avec l’intention positionnée sur manger cru, mon être évolue à grande vitesse !

Je trouve important, qu’on mange cru à X ou Y%, de se dire qu’on mange cru. Une fois le message intégré, l’être met tout en œuvre pour que ce soit vrai, sans qu’on n’y fasse rien de spécial.

Bref, c’est une joie de se reposer en confiance sur ses capacités d’être humain !

Auteure : anonyme

 

 Troisième témoignage : Rencontre avec un grizzly

Ma rencontre avec le cru s’est effectuée en 1983. Alors que je visitais une foire éco-bio avec des amis, j’ai entamé une discussion avec des gens qui tenaient un stand consacré à l’alimentation crue. La question alimentaire ne m’intéressait pas à l’époque: je voulais juste échanger des idées, essayer de comprendre ces « égarés », qui attisaient ma curiosité, à la limite de la compassion. Je les abordais, plutôt sûr de moi, mais eux me révélaient l’existence de l’instinct alimentaire (je n’avais pas pensé à ce truc là). Au fil de la conversation, je constatais, à mes dépens, qu’ils démolissaient avec facilité, un à un, tous mes arguments. Après une intense conversation je rejoins à nouveau mes amis. Physiquement, j’étais avec eux, mais mon esprit était ailleurs: j’étais en train de réorganiser ma pensée au sujet de l’alimentation. Vraiment intrigué, je suis ensuite retourné au stand acheter leur livre La guerre du cru.

Mais pendant quelques mois le livre resta dans un coin, car d’autres soucis, d’autres passions peuplaient ma vie. Jusqu’à ce qu’une crise de lumbago sans précédent décide de venir déstabiliser cette situation. Comme à l’époque aucun anti-inflammatoire vraiment efficace n’existait encore pour mon problème, j’ai alors fait la tournée des spécialistes. Le dernier que j’aie visité (malgré mon scepticisme) était un acupuncteur: les résultats étaient spectaculaires, mais n’avaient pas plus d’une semaine d’effet. Désespéré, je me tournais alors vers ce livre, vers cette mystérieuse hypothèse de l’instinct alimentaire qui m’avait tellement séduit, mais uniquement sur un plan théorique. J’ai dévoré le livre en une seule nuit. Le lendemain, j’ai appelé le numéro que l’on m’avait donné avec le livre: un week-end d’introduction à l’alimentation crue commençait quelques jours après, tout près de chez moi, les inscriptions étaient closes, mais ils m’acceptèrent encore in extremis.

L’ambiance était fantastique. De tous les cotés fusaient des témoignages de guérison tous plus étonnants les uns que les autres. Les conférences étaient passionnantes. Et les repas me donnaient l’occasion de découvrir, par la pratique, les mécanismes de l’arrêt alimentaire, ainsi que le goût (merveilleux pour moi) du rumsteck de bœuf. J’étais tellement pris par l’ambiance, que j’avais presque oublié de constater, que dès le premier jour, mon lumbago disparaissait. Et l’année suivante, à l’arrivée du printemps, là aussi j’avais presque oublié que j’avais été auparavant, un grand allergique (au pollen surtout, pendant presque toute l’année). Seul un pollen apparaissant fin avril faisait de la résistance.

Ce week-end d’introduction m’a donné l’occasion de faire connaissance avec l’orateur. Fasciné par son discours et ses idées et rapidement conforté par l’expérience, je ne me laissais néanmoins pas envahir par l’admiration, j’étais seulement enthousiaste, ce qui m’a permis de noter certaines anomalies dans son raisonnement.

  • Il nous apprenait que le dépassement de l’arrêt avec l’aliment lumineux pendant deux trois jours pouvait stimuler un démarrage de guérison qui tarderait à se faire. Il l’expliquait par l’existence de seuils dont il ne pouvait pas expliquer l’utilité, ce qui en fait n’explique rien du tout.

  • Il faisait l’hypothèse (dans le cadre du choix de l’aliment) d’un dysfonctionnement de l’odorat, tout en s’étonnant du fait que le fonctionnement du goût n’ait pas été impacté par le passé culinaire. Pour moi à l’époque, cette différence sonnait déjà faux.

  • Il expliquait notre survivance au cuit en affirmant que le désordre du cuit pouvait aussi de temps en temps fonctionner par hasard correctement. D’un point de vue évolutionniste (et même du simple bon sens), cela me semble totalement aberrant.

Ces faiblesses de raisonnement ne m’ont pas déstabilisé ou radicalisé (je vois sur internet des fous-furieux anti-cru qui baignent en plein dans le pathologique pathétique). Je n’étais pas venu chercher un gourou, mais des idées, et toutes ses autres idées me convenaient (en tout cas à l’époque) et ça suffisait pour me satisfaire.

J’ai ensuite pratiqué sans exception, comme l’orateur l’avait conseillé. Mais je faisais parfois des excès, constatant ainsi que la boulimie pouvait exister aussi avec l’alimentation crue (en tout cas pour des humains). Mais au bout de 20 mois, la tentation pour le cuit revenait et une invitation à diner de la part de mon employeur fut le prétexte hypocrite que je saisis pour flancher. Les kebabs firent le reste et je suis tombé dans un « puits sans fond ». Mais, dans mon esprit je plaidais coupable. Pour « sauver l’honneur » en quelque sorte, je pris rapidement la ferme résolution de recourir de nouveau à l’alimentation crue si jamais un problème de santé grave devait survenir.

Ma résolution fut mise à l’épreuve lorsque le 14 septembre 2007 à 10h00, l’urologue m’annonçait un début de cancer de la prostate (9mm). Ma décision fut prise en moins de 5 secondes. Et depuis, je pratique à nouveau cette alimentation crue, sans exceptions. J’avais deux peurs: ne pas résister aux tentations lors du démarrage et ne pas tenir sur la durée. Mais curieusement, tout s’est déroulé avec une assez grande facilité, grâce notamment aux encouragements de mes amis « cuits ». Depuis, mon cancer (asymptomatique) ne bouge pas, ce qui ne signifie rien (je le concède), ni dans un sens ni dans l’autre. Ça me déçoit, mais ne me tracasse pas. J’espère un jour trouver ce qui va le faire disparaître, et à ce moment-là je suis sûr que j’aurai beaucoup appris sur un plan théorique. Ou alors je mourrai avec, et alors tant pis pour moi: la mort ne me fait pas peur, elle viendra bien un jour.

Oui, car la théorie me passionne bien plus que la pratique. J’ai toujours considéré (au risque peut-être de choquer certains) que la pratique n’est que la surface des choses et que la théorie est la véritable intimité de la nature, sa véritable beauté. Pendant mes 23 ans de cuit entre mes deux périodes crues j’ai beaucoup réfléchi sur le fonctionnement de l’instinct alimentaire, mais je n’ai pas trouvé grand chose, sinon de nouvelles questions, de nouvelles énigmes. Mais un événement se produisit début 2008, qui allait tout changer: je vis à la télé un ours grizzly manger paisiblement du miel, puis tout d’un coup se faire attaquer par les abeilles. Je me suis tout de suite dit: « ce que je viens de voir là a une importance considérable, c’est bourré d’informations« . J’ai repassé la séquence au moins dix fois, fasciné.

Comment était-il possible, en effet:

  • que d’un coté l’ours soit adapté à son alimentation et donc que son organisme maîtrise parfaitement l’arrêt alimentaire;

  • et que, de l’autre coté, ce soient les abeilles qui semblent maîtriser l’arrêt alimentaire de l’ours;

  • et pourquoi les abeilles n’attaquent-elles pas l’ours tout de suite ?

Je me suis alors mis à réfléchir comme un dingue pour comprendre comment ce phénomène était possible, car j’avais la certitude absolue qu’au bout il y avait obligatoirement une réponse, une belle réponse, une merveilleuse réponse. La solution, je pense l’avoir trouvée, mais seulement au bout de deux mois. Mais le plus important est ailleurs: le défi que l’ours m’a lancé. En me convainquant avec force qu’il y avait obligatoirement une réponse à trouver, j’étais formidablement stimulé à réfléchir car j’avais un but: expliquer un phénomène d’une grande netteté. Mais dans mon ardeur à réfléchir, je me suis égaré dans tellement d’hypothèses, que l’une d’entre elles particulièrement, m’a ébloui par sa grande beauté: la relativité des instincts les uns par rapport aux autres. Cette hypothèse n’a que peu de choses à voir avec le cas grizzly/abeilles, mais elle apporte tellement de réponses à tant d’autres questions laissées en suspens qu’elle est une toute nouvelle façon de comprendre non seulement le fonctionnement de l’instinct alimentaire, mais aussi la notion d’instinct en général. Elle ouvre véritablement un tout nouvel univers expliquant le fonctionnement de la vie consciente en général. J’y verrais même une nouvelle science: l’instinctologie, mais Freud a déjà pris le nom.

Mais, en revenant dans le cru, j’ai aussi cherché à revenir dans le mouvement des personnes qui l’animaient et l’avaient fait naître. J’ai aussi tenté de proposer une nouvelle façon de voir les choses, une relance différente du mouvement. Mais j’ai reçu en retour une gifle magistrale, celle de l’intolérance et du dogmatisme.

Je pense sincèrement que le mouvement survivra toujours, car il contient des vérités trop importantes, trop fascinantes pour mourir. Mais pour vraiment vivre, s’épanouir et cesser de végéter comme un moribond, il faut qu’il évolue.

Pour moi la théorie doit devenir le véritable socle du mouvement. Elle doit résolument s’ouvrir aux idées de tout ceux qui aiment réfléchir, car même le plus stupide d’entre nous peut avoir de temps en temps une idée géniale. La théorie doit accepter d’être constamment remise en question.

  • Refusons tout ce qui n’est pas argumenté et notamment le dogme d’un seul homme qui base tout sur l’expérience du plus ancien, car le mécanisme gourou/adeptes et la congélation intellectuelle y est en germe.

  • Refusons également la notion de caste initiés/profanes, qui met à profit une énorme erreur théorique qui voudrait que l’odorat dysfonctionne chez les débutants (moins d’une dizaine d’années de pratique). Car les odorats de tous fonctionnent correctement, mais sous deux modes différents. Sortons de cette théorie de rééducation de l’odorat qui fait d’une pierre deux coups: colmater l’ignorance de son auteur, puis culpabiliser pour mieux embobiner.

  • Acceptons jusqu’au principe même, que des idées théoriques géniales sur l’alimentation crue puissent naître dans la pensée d’une personne qui ne l’aurait jamais pratiquée, mais qui aime à réfléchir sur le sujet. Car, quand nous aurons atteint ce niveau d’intelligence et de tolérance, assurément, nous aurons définitivement gagné.

Auteur : Yves Ehrenbogen

 

Quatrième témoignage : Au pays des mange crus

J’ai commencé à manger cru fin novembre 2010 alors que j’étais à Strasbourg
(où j’habite) et ce, par coïncidence !

En fait, début octobre 2010, alors que je pesais 120 kilos, je me suis rendu chez mon oncle Gilbert (qui ne mange pas cru !) qui vit en Bretagne.

Auparavant, on ne s’était jamais vu physiquement que par photos interposées. Il n’a pas osé me dire que j’étais trop gros. Le lendemain, il me dit « On va chercher une remorque pour transporter du foin pour les chèvres, chez mes voisins ‘les mange crus’ ! »
Je répondis à Gilbert : « ‘Les mange crus’ ? Mais ils mangent tout cru, même la viande ? »

Gilbert répondit : « Ben oui, même la viande. »

Pour moi, c’était incroyable !

Nous primes la voiture pour aller chercher cette remorque et, en cour de chemin, il y avait une bête écrasée sur la route. Gilbert me dit, alors qu’on arrivait au niveau de l’animal écrasé : »Dis-moi de quelle espèce est cet animal« . Je lui répondit que c’était un blaireau qui était sanguinolent  ! Il me demanda de descendre de la voiture et de pousser l’animal sur le bas côté de la route. Je descendis donc de la voiture et poussais le blaireau sur l’herbe avec mon pied.

Nous arrivâmes chez ces voisins et Gilbert dit : « Salut voisin, on a trouvé sur la route
un blaireau écrasé et on l’a mis de côté pour toi
« . Le voisin dit : « Oh ! Merci Gilbert,
ce blaireau vient d’être écrasé de ce matin ou date d’hier soir ?
 » Gilbert dit qu’hier soir
il n’était pas sur la route, mais seulement ce matin. Le voisin dit : « D’accord, je vais voir ! »

A ce moment là, j’ai quand même un peu halluciné ! Et puis j’ai vu la mère de famille
et un enfant, grand sourire aux lèvres. J’ai aussi constaté qu’ils étaient tous minces
et avaient l’air en parfaite santé pour des ‘mange crus’ !

Pas un mot sur leur alimentation, mais j’étais subjugué par ces gens.

Et nous sommes repartis avec cette remorque pour chercher du foin pour les chèvres.
Deux jours plus tard, mon oncle téléphonant aux voisins qui mangent cru, je demandais
à Gilbert de poser la question au voisin s’il avait trouvé bon le blaireau qui était écrasé
sur la route.

Et le voisin répondit qu’il était excellent, bien meilleur que le sanglier ! Alors là,
j’étais bouche bée !

En rentrant à Strasbourg, je fis des recherches sur internet et demanda à Gilbert comment on fait pour manger cru.
Gilbert n’a pas pu me répondre et je n’ai pas trouvé beaucoup d’information sur internet,
à part un blog où une personne détaillait chaque jour ce quelle mangeait. Cela m’a aidé et, fin novembre (le dernier week-end), je me suis mis à manger des bananes, oranges, kakis, les fruits que j’aimais le plus.

Le lundi à midi, j’ai mangé normalement avec mon père et, le soir, j’ai mangé cru pendant deux mois.
Après, je ne mangeais cuit qu’exceptionnellement ! Par exemple lorsque j’étais invité chez des amis. A partir de juin 2011, j’ai décidé de ne faire que des repas crus.
Au grand dam de mes parents… Par contre, mes amis étaient à 100% avec moi
et ils m’invitaient et m’offraient des fruits et légumes crus de bon cœur. Et mon grand plaisir est de raconter cette histoire à tous ceux qui veulent l’entendre.

A ce jour je me considère comme un ‘mange cru’.

La perte de poids se fit tout en douceur, je l’ai pas remarqué au début, mais puisque le pantalon étais de plus en plus grand ! il fallait resserré la ceinture d’un cran tous les mois !
Mon poids était de 120 kg fin novembre 2010 (c’est une estimation, car pas pesé),
J’ai perdu 7 kg par mois en mangeant à ma faim et sans restriction.
En 7 mois j’ai perdu 50 kg !
Le 10 octobre 2011 à 12h40, je pèse 63 kg net ! (pesé vérifié)

Mangez Cru, 100% Brut

Auteur : Christophe FENDER

 

Cinquième témoignage : Témoignage enthousiaste

Devenir cru, c’est presque une affaire d’identité, de fierté, je me purifie tellement et je me rapproche tellement de la simplicité que j’ai envie de changer de vie, vraiment, partir dans un pays où je puisse manger dans cette simplicité là, je sens mon corps devenir libre et léger et mon esprit peut enfin se sentir lui aussi plus libre, mon cœur trouver la paix, envie de chasser, de vivre dehors, de me nourrir de ce que je trouve dans la nature, d’aller vivre dans les steppes mongol, dans les grands espaces, vivre parmi les éléments, fatiguée de cette civilisation, de tous ces artifices, de cette vie misérable dépourvue de sens où tous les gens s’agitent dans tous les sens, envie de sortir de ces dépendances matérielles pour aller vers l’authenticité.

Je me sens revivre et j’ai envie de partir, partir vivre une vie plus proche de la nature, de ma nature profonde, plus simple, plus humaine et dans des plaisirs simples.

Je me sens devenir plus instinctive, plus sensitive, plus paisible et plus en accord avec mon esprit, car déjà ma manière de manger est plus cohérente avec ma façon de voir les choses alors je me rapproche de moi-même.

C’est vraiment curieux et puissant comme expérience de manger cru, je ne pensais pas que ça transformerait autant de choses dans mon esprit, le cru c’est aussi une transformation de mon esprit.

Auteure : Carine N.

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27 réflexions au sujet de « Témoignages »

  1. Bonjour
    65 ans je viens de débuter une alimentation crue
    j’ai découvert sans le vouloir sur le net, que cette alimentation pouvait régénérer des organes, je souffre de la thyroïde pour laquelle le traitement basique  »Lévothyrox à vie » est prescrit, il se trouve que je suis allergique au médicament donc je prends « l’antipoison avec » tous les matin depuis 10 ans.
    j’ai donc pris RV avec une naturopathe qui m’encourage et certifie que la thyroïde peu se régénérer et qu’en plus, cerise sur le gâteau, mes autres pathologies chroniques vont disparaître.
    Je suis à la 2ème semaine et mes rhumatismes des poignets et mains ont disparus! je souffre d’un lumbago depuis 7 mois pour le moment rien ne se passe, j’ai hâte de voir la suite sur le diabète…les autres allergies au printemps…
    je n’ai pas perdu de poids, je me surveille, pas fait d’hypoglycémie pour le moment… affaire à suivre
    bonne continuation à tous
    Mary

  2. Bonjour,

    Bonjour,

    Je suis étudiante en école de journalisme est je réalise un reportage radio sur le Raw Food. Je suis donc à la recherche d’une personne qui mange cru et pourrait m’en parler.
    Si vous être disponible, merci de me contacter je sous en serais reconnaissante.

    Cordialement

  3. Bonjour

    Je viens de rencontrer une jeune navigatrice atteinte de la SEP. Il y a quelques temps, j’ai lu un roman d’un jeune Francais, qui a tout quitté car lui aussi atteint de la m^me maladie pensait finir ses jours en mer.
    Une rencontre l’a conduit a changer sa façon de s’alimenter et de manger cru.
    Cela lui a changé sa vie car il a guéri sa sclérose en plaque.

    Connaissez vous le titre de ce roman que j’aimerai lui offrir

    Merci pour votre aide

    Bernadette

  4. Bonjour,

    Très intéressée par ce sujet, n est il pas trop tard à 68 ans ?

    Pourriez vous m indiquer où trouver des livres de recettes ?

    Très cordialement.

  5. Bonjour,

    J ai 68 ans et ma fille de 44 ans me parle de manger cru
    !
    Comment s y mettre et surtout où se procurer des recettes ?

    Merci de vos réponses.

    Trés cordialement

    • bonjour
      vous allez sur le site « régénère » il y a plein de vidéos de recettes de CRUsine aussi et sur youtube vous effectuez la recherche
      académie du cru Cilou
      sur le site « la France crue  » (vidéos de deux jeunes qui parcourent la France à la découverte de personnes qui mangent cru et c’est réjouissant .
      Sur Youtube découvrez les vidéos de Thierry Casasnovas et intéressez-vous aux jus de légumes et fruits que l’on obtient à partir d’un extracteur ….Bonnes découvertes
      PS je mange 99% cru et ma vie a changé …et j’ai votre âge ;-)

    • Bonjour, je suis passée au 100% cru il y a 2ans , personnellement je l’ai fait par paliers j’ai d’abord était végétarienne pendant 2ans puis végétalienne 2 ans de plus, j’ai commencé par faire germer cette façon de s’alimenter puisque je suis aujourd’hui crudivore frugivore végétalienne, me documenter sur l’alimentions végétales et vivante .
      Il y a deux ans après ces transitions alimentaires, j ‘ai fait l’ acquisition d’un extracteur de jus et je me suis lancée dans un jeûne de quelques jours qui m’a finalement propulsé dans le cru.
      Je pense avant tout qu’il faut écouter son corps et ne pas le brusquer faut le faire doucement et patiemment, pour en tirer le maximum de bienfaits pour ne pas rechuter, une fois que la mise en place est effectué ce n’est que du bonheur .
      Bénéfices: une santé optimale le cru régénère les cellules, nourri en profondeur, rends mince( j’ai perdu les 18 kilos que j’avais depuis des années).
      J’ai retrouvé une joie de vivre,je me sens en pleine forme pour moi cette alimentation est la meilleure au monde!!!!
      Vous trouverez sur amazone des tas de livres de recettes sur le cru, perso je crusine de bon petits plats pour faire plaisir à mon fils quand il vient à la maison et chaque fois c’est une découverte ‘est fou tout ce que l’on peux faire comme plats et desserts succulents dans le cru, croyez moi l’essayer c’est l’adopter vous verrez c’est un changement complet dans votre vie, vous allez donner une alimentation vivante à votre corps qui va vous le rendre mille fois si ce n’est plus, en bien être et un esprit tellement plus clair .Je vous souhaite bonne route dans la découverte……merci de m’avoir lu. Corinne

  6. Tous ces commentaires sont très intéressants, et l’enthousiasme qui s’en dégage est communicatif!
    J’aimerais par ailleurs beaucoup en savoir plus sur la notion de relativité des instincts les uns par rapport aux autres de Yves Ehrenbogen…

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